Les aventures musicales de deux potes

Les aventures musicales de deux potes

mardi 18 juillet 2017

Tyler, The Creator - Boredom (2017)

Breaking news pour le deuxième single annonçant le cinquième opus de Tyler Okonma. C'est bien une petite météorite inter-galactique qui nous parvient de la planète Tyler, The Creator, roi du hip-hop californien et leader du collectif Odd Future





     On y retrouve la face la plus chill de son précédent Cherry Bomb, étonnamment épuré de sa production déstructurée et expérimentale qui faisait sa marque. Comme à son habitude, il nous gratifie d'une ribambelle de guest vocaux avec Rex Orange County, Anna Of The North et Corinne Bailey Rae et de la participation de Austin Feinstein du très L.A. Slow Hollow à la guitare. 




     Après une petite introduction RnB posée et discrète, vient subtilement s'infiltrer un arpeggiator annonçant l'arrivée jouissive du beat qui déroule lui même le tapis rouge au flow toujours aussi grave de Tyler. Un moment de pur de plaisir! 
Ce hip-hop chill avec guitares funky et chant RnB n'est pas sans rappeler les productions du grand marabout Pharrell Williams. Un style très en vogue en ce moment, notamment après le très remarqué Funk Wav Bounces Vol.1 de Calvin Harris, mais qui est exécuté avec talent et personnalité. Il se paye même le luxe d'une fin beaucoup plus orchestrale, mais de bon goût!


Pochette de Scum Fuck Flower Boy


     On avait déjà pu entrevoir ce son très californien 80's sur le délicieux 911 / Mr. Lonely diffusé fin juin, titre sonnant étonnamment Connan Mockasin et son It's Choad My Dear. L'album Scum Fuck Flower Boy est annoncé pour le 21 juillet. En toute confidence, l'album ayant fuité la semaine dernière, il semblerait qu'on ai à faire à du très haut niveau. Rien à voir avec la pochette qui ne vend pas du rêve, il faut l'avouer.  

A suivre !


Etienne

dimanche 16 juillet 2017

La Playlist #13.3 : Dark Entries Records

Cette semaine je vous présente le magnifique label New-Yorkais Dark Entries Records, oeuvre de Josh Cheon, fou furieux collectionneur de pépites électro indé 80's et de ces sons de synthétiseurs modulaires. Il oeuvre avec passion sur ce label depuis 2009 à ressortir toute cette facette oubliée d'une disco plus dark et surtout plus synthétique. Il ne se fixe aucune frontières, ni musicales, avec un catalogue qui s'étend du post-punk jusqu'aux origines de la house music, ni géographiques, rééditant par exemple le très bon album solo du français Philippe Charry, Rive Gauche (1983), membre de Love International, connu pour son Dance on the groove and do the funk. Le label est notamment à l'origine de l'indispensable réédition de l'album School Daze de Patrick Cowley en 2013, présent sur une de nos précédentes playlist#1 : dans les oreilles d'Etienne.  Mais il ne se contente pas de redonner une nouvelle vie à tous ces chefs d'oeuvres discoïdes, puisqu'il signe aussi sur ce label de nombreux nouveaux artistes, accompagnant ainsi le revival 80's et la flopée d'albums qui s'en suivent.




      On commence d'ailleurs avec Crotch Rocket du duo Looky Looky et son italo-disco, dont le nom fait honneur à l'un des singles du premier album du père fondateur du style, Gorgio Moroder. Une italo-disco qui mord allégrement vers des sonorités aux influences house 80's, notamment celles de Détroit dont ils sont originaires. Le single fait parti du premier album de Looky LookyPart Flamingo, sorti en février 2017 et  dont nous vous recommandons activement l'écoute.





     Autre sorti récente du label, puisque de mars 2017, cette fois ci beaucoup plus 90's et house dans ses influences, le Dualism Ep du producteur anglais Solitary Dancer dont voici le magnifique Anything. On tape ici dans de techno berlinoise dans toute la magnificence du style, avec un beat froid et ravageur, ampli de réverbe et contrastant avec une production très feutrée.


     On termine par la réédition du génialissime Closer / Tam Tam du parisien Jean-Marie Salaun sous le nom de projet Codek. Sorti en 1981, ce 2 titres de proto-électro-funk atypique dans le paysage musical français est littéralement une petite bombe atomique. Le Closer qui ouvre l'Ep ne vous laissera d'ailleurs pas indifférent avec ce fantastique arpeggiator de synthétiseur modulaire (un Minimoog model D de 1978 probablement), constituant le dénominateur commun de l'esthétique visuel du label Dark Entries Records. Sur cette base mélodique vient alors se greffer chants africains, cuivres et cocottes funky à la Fela Kuti, dans un style afro-beat discoïde et électronique. Le disque est d'ailleurs initialement sorti sur le label ivoirien West African Music en 1981, avant de sortir sur le fameux Island Records l'année suivante, pour être distribué au Royaume-Uni et en Europe. Cette réédition est à sortir pour le 18 juillet 2017 et vaut vraiment le détour, à bon entendeur !


      Vous l'aurez compris, je ne tarirais pas d'éloge au sujet de Dark Entries Records qui est probablement l'un des labels de réédition et d'édition le plus excitant de ces dernières années, tant par la qualité des oeuvres dénichées, que par leur quantité et par le remarquable travail d'historien réalisé autour. Je vous encourage ainsi à vous perdre sur leur site ou leur Soundcloud qui regorge d'innombrables pépites à savourer sans modération. 


Bonne écoute et à la semaine prochaine pour une prochaine playlist house !



Etienne

mardi 11 juillet 2017

Polo & Pan - Caravelle (2017)




L'avis d'Etienne :

     Caravelle, c'est le nom du premier album de Polo & Pan, duo parisien formé de deux résidents du très chic Baron Club, Paul Armand-Delille alias Dj Polocorp et Alexandre Grynszpan Dj Peterpan. Dans ce projet ne reniant en rien les origines électroniques des deux amis, les influences musicales sont riches et nombreuses. Il nous embarquent pour une croisière tropicale et onirique, aux accents d'enfance et de voyage. On y retrouve les singles qui nous avaient fait craquer pour ce duo, comme Plage Isolée ou Dorothy, mais surtout une ribambelle de nouveaux titres que nous attendions avec impatience. Le tout est signé sur le label parisien Ekler'o'shock.


  Ce voyage commence par le très cosmique Abysse, alliant samples de voix rétro-futuristes et synthés electronica. A peine embarqués, que nous rejoignons Aqualand, où les voix prennent la forme de chants de sirène, nous appelant de leurs rythmes tropicaux, jusqu'à ce break électronique et jouissif. On comprend dès lors le terme "space jungle" dont les deux artistes usent pour qualifier leur musique. C'est aussi l'occasion de découvrir les deux autres membres de ce presque quator, Victoria Lafaurie et Marguerite Bartherotte. Deux artistes multi-casquettes qui viennent prêter leur voix et donner ce goût de pop à la musique de Polo & Pan. C'est d'ailleurs cette dernière qui a écrit les parole d'Aqualand.


Paul Armand-Delille à gauche et Alexandre Grynszpan à droite
  Puis la premier escale arrive avec Canopée, associant cette guitare tranquille et ces rythmes calypso, comme montant d'une luxuriante forêt. On y entend cette même manière d'allier une chanson française électronique à des inspirations très brésiliennes, comme Sébastien Tellier avait pu le faire avec grande maîtrise sur L'Aventura.

  Sur Coeur croisé, les voix s'entremêlent avec grande classe, sur des rythmes quasi reggae, se permettant même le luxe d'un solo de saxophone. Les voix des deux chanteuses s'y balladent avec une osmose stupéfiante, pouvant rappeler la manière dont le duo Brigitte use de leurs voix. La langue française y est ici utilisée avec délicatesse et poésie, apportant énormément à la construction cet univers rêveur et naïf.




  Une nouvelle escale s'en suit, Zoom Zoom, qui assume pleinement ses influences brésiliennes avec le très pertinent sample de Zum-Zum d'Edu Lobo. On notera l'humour du titre de la chanson. De la même manière dont ils s'approprient le titre, ils arrivent à conserver l'essence de la musicalité du sample tout en y apportant une nouvelle fraîcheur, nous faisant déhancher sur ces airs de boss nova avec les beat ultra cachy de leurs background électronique. Un titre remarquable.


  Ne nous laissant pas de répit, Nanã continue de nous faire danser sur ses airs de musique brésilienne 60's. Le mélange est là aussi réalisé avec grand goût, dans une qualité de production tout bonnement déroutante.

  Puis on change de continent, quittant l'Amérique du Sud pour Kirghiz et ses rythmes d'Asie centrale. Le titre vient alors trancher avec la naïve fraîcheur des titres précédent, pour une atmosphère beaucoup plus pesante, rappelant parfois celle de la techno berlinoise.

  Vient ensuite Dorothy que nous connaissions déjà, puisque sorti en 2014. Il continue dans cette ambiance plus inquiétante, usant de rythmes très house et de ces sons de verre inquiétants, un peu à la manière dont Jacques fait de la musique à partir de samples de bruits divers. Polo & Pan a d'ailleurs collaboré au début de l'année avec Jacques sur son magnifique Jacquadi. Les deux univers s'y entremêlent avec génie sur un clip de Vincent Castant qui avait déjà réalisé le très remarqué clip de Dans la Radio.


  Autre titre que nous avions déjà pu écouter et pas des moindres, leur excellent single Plage Isolée, sorti en 2015. Il cristallise à lui seul tout l'univers de Polo & Pan, entre rêve et réalité, comme voguant sur cette caravelle onirique, entre terre, mer et air, s'inspirant tout autant de mélodies africaines que de musique tropicale. La langue française, de toute sa poésie, vient alors donner une cohérence à ces influences multiples. On pense alors d'autres références française comme François & the Atlas Mountain.

  Avec Mexicali on traverse à nouveau l'Atlantique, pour accoster sur un Mexique délirant aux ambiances de fête foraine caribéennes, avec ce rythme étonnants. La voix féminine et la production ne sont d'ailleurs pas sans rappeler l'américano-trinidadienne Nicki Minaj. Bien qu'il ne soit pas le morceau le plus remarquable de l'album, il participe à la biodiversité esthétique de cet album foisonnant.

     Chasseur d'Ivoir, ode au voyage, nous emmène dans un trip électro-chill africain, utilisant une production électronique à la manière pop de Air, tandis que la place du chant et les sonorités vocales nous rappelle un autre duo français, Paradis.

     La caravelle termine alors son voyage fantastique dans Pays Imaginaires où les harmonies vocales, rappelant là encore le duo Brigitte, sont portées par des rythmiques tropicales et dansantes sur fond d'ambiance de B.O. Walt Disney.


     Ce premier LP de Polo & Pan est donc une franche réussite. Tout en y reprenant les précédents singles qui les avaient fait connaître, ils ont su nous concocter de nouveaux titres variés et singuliers, dans une ambiance elcetro-chill tropicale appelant au voyage et à la découverte.  



A écouter sur Deezer ou Spotify. Pour se le procurer le vinyle c'est par ici ou en digital sur iTunes.

Bonne écoute à tous !


Etienne



L'avis d'Alex :

  Un très agréable disque d'électro-pop française, qui arrive à rester sur le fil et éviter certains clichés de la pop électronique radiophonique tout en conservant une fraîcheur et une accessibilité intactes, grâce à une démarche volontiers maximaliste ne se privant pas de luxuriance dans les arrangements (cf l'intro "Abysse"). 

  Les chants féminins, très bons, les rapprochent de groupes comme L'Impératrice, La Femme, Les Pirouettes ou des travaux de Lewis OfMan ou Vendredi sur Mer. On a un grain 80s également dans le chant, avec la chanson française à synthés typique de l'époque, sur la bonne "Aqualand", le tube irrésistible "Canopée", et surtout le superbe single "Coeur Croisé", dont le refrain entre chanson et reggae m'intrigue : les choeurs chantent une mélodie vocale me rappelant un tube 80s français, mais lequel ? Si vous avez des indices, je suis preneur ! D'ailleurs, le côté années 80 est accentué par le rythme et le saxo sur cette chanson en particulier, qui est une des plus réussies de l'album. 

  Les tribulations musicales ("Zoom Zoom", la très belle "Nanã" au sample magnifique, presque beatlesque, "Kirghiz", "Dorothy", "Plage Isolée (Soleil Levant)") du duo s'en sortent bien, loin des horribles et insupportables mièvreries globe-trotteuses de Jain, ou du côté poussif et carnavalesque du dernier M se prenant pour Damon Albarn. Même si "Mexicali" est moins intéressante, que "Pays Imaginaire" est juste sympathique, et que "Chasseur d'Ivoire" est pas loin d'être horrible, l'album se tient quand même bien et vaut le détour.

Alex



vendredi 7 juillet 2017

La Playlist #13.2 : Northern Electronics

Suite à notre première playlist autours du label 17Steps, nous avons décidé de quelque peu affiner le concept de cet house summer pour vous proposer chaque semaine de découvrir un nouveau label, unité de mesure de ce genre musical au fonctionnement assez singulier. Cette semaine, embarquez pour Stockholm et son maintenant célèbre Northern Electronics.





     Label de deep techno fondé en 2013 en suède par Anthony Linell, alias Abdulla Rashim, Northern Electronics a su se construire un esthétique singulier, autours d'artistes héritiers d'une certaine techno berlinoise, aliant une house industrielle et ambient, dont voici quelques sorties récentes


     On commence par la techno minimaliste et cérébral du photographe et DJ suédois Andreas Lübeck, officiant sous le pseudonyme Ca2+-. Hair Bundle Motor est tiré de son Gait Cycle EP, sorti en mai dernier et impressionne par son rythme intense en demi-teinte d'une vibration électronique oppressante, pour s'en défaire dans un crescendo de 9 minutes de bonheur.

      Antony Linell, patron du label, va publier le 10 juillet Emerald Fluorescents LP, faisant suite à son Consolidate EP de mai dernier. Il a dévoilé le single Fractal Vision en avant premier et en dit long sur cet album à venir. La techno y est un prétexte à une musique ambient avant-gardiste, dans une ambiance sombre et froide, permettant l'expression d'une musique emplie d'émotions. Une sortie à ne pas louper !

     On finit avec la magnifique house electronica de Protokoll A, signée de Bandhagens Musikförening, autre suédois de la bande et son LP Protokoll A pour conclure en douceur cette playlist. La rythmique soutenue y tranche avec la douce mélodie jouée par un synthétiser comme sorti des nuées. Il emprunte la même construction que Hair Bundle Motor, laissant progressivement la partie rythmique prendre le dessus sur la section mélodique dans un magnifique cresendo.


Pour en savoir plus sur ce génial label suédois, visitez leur site web.

A la semaine prochaine pour un nouveau label !



Etienne

jeudi 6 juillet 2017

Steve Lacy - Steve Lacy's Demo (2017)


  Steve Lacy est membre du groupe The Internet, qu'on adore ici, et dont deux membres ont déjà sorti un album qu'on a apprécié ici : Syd et Matt Martians. C'est également une figure montante de la pop, on a pu entendre une de ses compositions sur le dernier Kendrick Lamar.

  Et son EP, composé de 6 courts titres, est à la hauteur de ceux de ses collègues. Guitariste de formation, son son et son jeu sont très personnels, quelque part entre soul/funk, jazz et rock indé façon post-punk dansant (Talking Heads, Blondie ou plus récemment Strokes...). Ça s'entend sur "Looks", avec sa section rythmique qui sent la sueur, pour un résultat quelque part entre Marvin Gaye, Tim Maia et le son de Gang Of FourOu sur "Ryd", à mi chemin entre Prince, Frank Ocean, Mac Demarco - Homeshake et Connan Mockassin. On peut s'amuser longtemps comme ça ("Dark Red" = Dan Auerbach + Miguel, "Thangs" = Frank Ocean + Matt Martians, "Some" = Michael Jackson + Bootsy Collins...), mais le plus important est là : ces chansons, au-delà des influences, ont une sacrée personnalité, sont foutrement bien composées et interprétées, avec une profondeur soul indéniable, et leur son est niquel.

   Cet EP est donc une vraie grosse réussite à écouter absolument (par ici par exemple, ou sur youtube).

Alex


mardi 4 juillet 2017

Benjamin Biolay - Volver (2017)


  Cet album, suite directe au très bon mais trop long Palermo Hollywood de l'an dernier, est un peu sa face B, son retour d'Argentine. Qui démarre fort, avec la magnifique chanson-titre, "Volver", où l'on reconnait le Biolay des grandes œuvres. L'orchestration est magnifique, la mélodie aussi, le chant est divin, le texte très beau dans le genre doux-amer. Du côté des réussites, le trip-hop jazzy de "Le Nuage" est également une perle, de la prod au texte en passant par la voix... Pour un rendu très Gainsbourg, période L'Homme à la tête de chou"La Mémoire" est navigue elle aussi entre jazz, musique latine et vieille chanson française (on ressent l'influence de sa période Trénet). "Hypertranquille" un exercice de mumble rap français délicieux et irrésistiblement bien foutu, dont je vous ai déjà parlé ici. Et "Hollywood Palermo" vaut le détour, elle est vraiment excellente, grâce à l'intervention d'Ambrosia notamment.

  Le disco de "Roma (amoR)" est très bonne, tout juste gâchée par un couplet de rap hispanophone trop radiophonique pour être honnête. "Arrivederchi" est un émouvant hommage à un ami disparu, qui arrive à toucher sans trop tomber dans le mélo pourtant difficile à éviter grâce à une science du détail presque naturaliste et à une honnêteté sans failles. "Pardonnez-moi", sur sa rythmique entre dub et cumbia, et avec ses arrangements électroniques très modernes et putassiers, surprend en bien par sa qualité et son accessibilité (qui se transforme vite en addictivité). La reprise d'"Avec Le Temps", de Ferré, est scolaire mais très bonne. 

  Presque au même niveau, "Happy Hour" est une belle chanson sur un thème difficile à traiter, au texte très honnête même si un poil naïf sublimé par les interventions vocales de Catherine Deneuve et les choeurs autotunés."Ca vole bas", avec Sofia Wilhelmi, est une bonne chanson de pop latine, très rythmée. "L"alcool, l'absence" est également bien foutue. 

  On a également quelques chansons moyennes mais agréables, comme le rock FM de "!Encore Encore!", en duo avec Chiara Mastroianni. C'est le genre de chansons que Biolay fait régulièrement et foire presque tout le temps, mais là pour une raison inconnue ça fonctionne à merveille malgré (grâce ?) le côté over-the-top. Très sympathique exercice de style. Ou encore "Mala Siempre" gavée de pop latine autotunée (feat Mala Rodriguez), et "Sur la Comète", une ballade sympathique à défaut d'être mémorable.

  Bref, un bon album de Biolay, complément attachant au plus ambitieux et plus indispensable Palermo Hollywood, mais qui arrive pourtant à avoir son propre charme, celui d'une compile de voyage qui ne se prend pas au sérieux et bénéficie de plus de liberté que la moyenne.

Alex


vendredi 30 juin 2017

La Playlist #13.1 : 17 Steps

Voici le premier trio de house hebdomadaire que La Pop d'Alexandre & Etienne vous propose tout l'été. En ce premier vendredi, nous traversons la Manche pour mettre en lumière la mythique house anglaise avec les dernières sorties du génial label londonien 17steps.



     Cette sélection commence par le single du dernier EP de Dusky, duo phare et fondateur de ce label aux 3 ans d'existence. Londoniens que l'on avait pu découvrir  sur leurs géniaux EP précédents, Lydia, Careless, Nobody Else ou encore Ordinary World, dans un style house très mélodique, inspiré de l'electronica et laissant la part belle aux samples vocaux. Sur leur dernier EP, Cold Heart, sorti en ce mois de juin, ces sons très 90's ne font pas défaut. La preuve en est avec ce magnifique titre éponyme.

      Puis vient la techno beaucoup plus sombre et mécanique de Christian Piers, avec une autre signature récente du label que ce Detachment EP, proposant une musique plus proche de la scène berlinoise.

     Pour clôturer cette première playlist en terres anglaise, voici le merveilleux single de Simon Baker alias B.K.R, produit avec son compatriote Jamie Jones, dans une fusion des meilleurs goûts entre la house anglaise et la techno de détroit. Je vous recommande chaudement son Fly EP sorti au début de l'année !

Pour en savoir plus sur ce très bon label, allez voir le site de 17steps recordings.


Bonne écoute et à la semaine prochaine !


Etienne