Les aventures musicales de deux potes

Les aventures musicales de deux potes
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lundi 24 juin 2019

SBTRKT - Wildfire (2011)


  Mêlant des inspirations plus (soul) ou moins (rnb sombre, acid house) âgées à un dubstep alors au début de sa fin, ou plus exactement de son usure par récupération commerciale outrancière, le producteur SBTRKT, accompagné de Little Dragon au chant, signait en 2011 un tube futuriste qui sonnerait encore moderne s'il sortait aujourd'hui. On se réécoute donc ce "Wildfire" aujourd'hui.

Alex

samedi 18 août 2018

Les Chansons de l'été : Lil Wayne - 6 Foot 7 (2011)


  Cet été, on vous fait replonger dans un déluge de chansons estivales sur LPAE. C'est vraiment chouette, c'est une rubrique qu'on fait tous les ans depuis un an, et ça s'appelle tout simplement "Les chansons de l'été", et ça vous permettra de savoir quoi mettre lorsque ce sera à votre tour de lancer un stream pendant le barbecue sur la plage

  Lil Wayne est un génie incontrôlable du rap américain. Candidat sérieux au poste de rappeur le plus influent de tous les temps, l'artiste de la Nouvelle-Orléans a son lot d'hymnes convenant parfaitement à l'été, mais ce sont les percus lourdes et le sample insistant de "6 Foot 7" qui tournent en boucle dans mes platines en ce mois d'août, mettant en valeur le flow fun et expressif de Mr Carter. 

Alex


lundi 20 février 2017

The Lords Of Altamont - Midnight To 666 (2011)



  L'écoute récente de l'excellent dernier Richmond Sluts (chroniqué ici), m'a donné envie de réécouter deux disques de rock bien sauvages ayant marqué mon adolescence. Je vous ai parlé récemment (il y a quelques jours, juste ici) de The Eighties Matchbox B-Line Disaster, groupe précieux qui arrive à me faire apprécier sans réserve une musique parfois proche du punk hardcore. Et bien, le combo garage/punk Lords Of Altamont (déjà évoqué ici) au nom évidemment inspiré par les Stones, est quasiment aussi essentiel qu'eux dans un genre tout aussi sauvage davantage marqué par le triptyque classic rock / garage-punk / psyché. 

  Et ici, on ne rigole pas, et on le sent dès le (très lourd) riff inaugural un chouia psychédélique et carrément punk (tout comme le chant entre Ramones et cris hardcore) de "F.F.T.S". Ce morceau, inutile de le dire, est une sacrée claque et un classique instantané. "Get In The Car" enfonce le clou avec un riff garage rock boosté aux anabolisants et un chant punk/pop rassembleur (ces "hé!" un peu Hives, on pourrait presque entendre tout un pub les reprendre en choeur, chope à la main). C'est une musique faite pour être subie à grand volume, et les grands espaces psychédéliques tressés par la guitare de "Gettin High - On My Mystery Plane" invitent à faire péter les potards de l'autoradio façon Steppenwolf. De même pour "You're Gonna Get There" et son rock pour motards durs à cuire tout de cuir clouté vêtus. Le paroxysme de ce hard-blues psychédélique étant atteint sur "I'm Alive", climax énorme, comme si AC/DC jammait avec les MC5 et les Black Angels.

  Mais, après "F.F.TS", l'autre grand moment du disque c'est ce "Save Me - From Myself" qui commence bien psyché avant de partir en riff bien dark post-Sabbath et hurlements de psychopathe, mais tout ça avec une assise implacable qui fait passer le tout à merveille, notamment cette basse diabolique et cet orgue puissant. Les satanisteries se poursuivent sur le plus accessible (oserais-je dire pop?) "Soul For Sale", encore très bon. Le punk de "Turn Me Down" a également une énergie rassembleuse, et "Bury Me Alive" un côté tubesque avec ces choeurs pop/punk.

  La fin de l'album vaut également le détour avec quelques uns des morceaux les plus forts de l'album : "Ain't It Fun" à la construction et aux arrangements plus ambitieux fait mouche, c'est vraiment un grand morceau d'un groupe au sommet de son art. Et "Synanon Kids", en plus psyché, voire un peu hard façon Deep Purple de In Rock (cette construction alambiquée, ces claviers....), est une de mes préférées du LP. Enfin, "Action Woman" prouve que même sans les potards à fond, le trip du groupe est toujours aussi prenant. 

  En résumé, c'est un très bon album de hard-rock psychédélique à tendance punk, un de mes classiques modernes du genre à découvrir au plus vite. 
  

mardi 26 avril 2016

The Arctic Monkeys - Reckless Serenade (Chanson, 2011)


  Puisque j'ai des réfractaires à Alex Turner chez nos lecteurs et amis blogueurs, ainsi que dans nos propres rangs (oui je te parle Etienne), je me dois de dégainer ma chanson préférée des Arctic Monkeys, cette "Reckless Serenade" magnifique. Cela s'adresse aussi à tous ceux qui ne connaissent pas ou peu les Monkeys, voudraient les découvrir ou ne les apprécient pas totalement, bien sûr.

  Et si vous commencez à être cueillis après cette première perle, écoutez donc sa petite soeur. Après la sérénade, la valse de "Piledriver Waltz", faite du même bois et issue du même magnifique album de 2011 Suck It And See (leur meilleur pour le moment). Enjoy :



Alors, conquis ?
Alexandre


samedi 30 novembre 2013

John Maus - We Must Become The Pitiless Censor Of Ourselves ( 2011 )

      Peut être vous êtes vous déjà demandé à quoi pourrait ressembler la musique Grégorienne du XXIème siècle ? Moi non, jusqu'a ce que je découvre sur Radio Nova Quantum Leap, de l'états-unien John Maus, morceau bouche trou de 2:53 par le quel David Blot finissait ses émissions, quand il lui restait quelques minutes de "rab". Je me suis donc enfin décidé à écouter l'album en entier pour vous faire partager ce chef d'œuvre de la Pop music.

     Je vous présente le phénomène : John Maus, natif du Nord des USA ( Minnesota ), docteur en sciences politiques et philosophe ( j'ai même entendu dire qu'il était toujours professeur de philosophie, malgré sa carrière d'artiste ! ), mais surtout musicien. C'est en tant que claviériste de Panda Bear ( leader d'Animal Collective ) et d'Ariel Pink ( l'homme au look androgyne, à la longue chevelure rose et ayant décidé de bouder en ne chantant pas lors de son concert à Coachella en 2011 ) qu'il se fait connaître, avant de se lancer en solo en 2006 avec son album Songs (2007).


     Mais je vous parle ici de son troisième album, We Must Become The Pitiless Censor Of Ourselves, sorti en 2011, sur le label londonien Upset The Rhythm, et qui a fait pas mal de "ramdam" ( merci l'académie française pour ce nouveau mot ) sur le net lors de sa sortie, j'en ai d'ailleurs lu une chronique de sur "la musique à papa". Son nom fait référence au philosophe français Alain Badiou et nous invite, avec sa pochette, comme sa musique, à l'introspection. 

    Défini par son auteur lui même comme de la "disco grégorienne" ( cela change totalement la façon d'écouter l'album en ayant en tête cette définition ! ), on pourrait le classer dans le genre Lo-Fi / Chillwave, par l'utilisation inconsidérée de synthés provenant de l’hémisphère sombre des 80's, ou plus largement dans le style Electronica. S'y coagulent ici toutes les chimères post-punk / new-wave des années 80, dans une architecture gothique et aérienne, pour nous faire cheminer via la nef dans son univers aux sons révolutionnaires et hyper-échogènes. L'apothéose de son art culmine alors sur le titre Quantum Leap, même si la suite de l'album n'est pas en reste.
     La poésie de ses mélodies et son chant rappelant Ian Curtis ( de Joy Division ), ne peuvent pas nous laisser insensible et signe un grand album pour cette décennie.



Il est réputé pour être un "taré' sur scène, à l'instar de ses ancêtre du mouvement post-punk, comme ici au FYF Fest à 
Los Angeles en 2012.



Lien vers son label Upset The Rhythm : http://www.upsettherhythm.co.uk/

Etienne

vendredi 22 novembre 2013

GRAND JEU / PART 3 / 22-11-2013

MUSIC FROM THE NORTH COUNTRY
Un seul mot d'ordre: Nordique!


Le choix d'Alexandre :
 
SIN FANG - SUMMER ECHOES (2011)
 
 
  Sin Fang est islandais, il est membre de l'excellent groupe de folk indé Seabear, et il est aussi l'heureux auteur de ce petit bijou. L'album est organique, aérien, doux, fluide, pur, beau. On navigue entre folk boisé parsemé d'éléments électroniques, pop indé, et psychédélisme cotonneux. Les réussites s'enchaînent sans discontinuer pour notre bonheur. Si vous avez besoin d'un disque pour cocooner, pour ce weekend par exemple, celui-ci est fait pour vous.
 
  Beaucoup d'éléments dans la musique (ainsi que le visuel et les clips), nous indiquent l'origine nordique, et plus particulièrement islandaise de Sin Fang. Ce pays est célèbre musicalement pour l'originalité incroyable de ses artistes, insularité oblige. Il fait définitivement partie de ces gens-là.
 
  Malheureusement, la suite, sortie en début d'année, est sans inspiration. A base de clichés pop indé, de "oooohoooo", il est presque putassier même si ça n'est pas encore du niveau de médiocrité du dernier Coldplay. J'ai été un peu déçu par ce Flowers, de 2013, mais j'avais vraiment adoré Summer Echoes, je vais donc essayer de me procurer ses premiers enregistrements, ceux avec Seabear, et guetter la suite avec espoir. Car il reste un artiste à suivre.
 
  Au passage, il est sorti sur Morr Music, dont quelques collègues ont parlé récemment. Spéciale dédicace à ceux qui se reconnaîtront !
 
A breath of (very fresh) air :
 
 
ALEXANDRE
 
 
 
Le choix d'Etienne :
 
CASHMERE CAT - MIRROR MARU EP (2012)
 
 

  Cashmere Cat est un jeune Dj prodige Norvégien, vainqueur du DMC WORLD DJ CHAMPIONSHIPS ( comme C2C ), qui à explosé en 2012 avec son EP Mirror Maru, mélangeant l'électro norvégienne dans toute son élégance et le RnB. Le rendu très aérien et très frais ne laisse aucun doute sur sa mère patrie.
ETIENNE
 
L'avis d'Alex :
  Un très bon EP, plein de sensibilité. Ne pas se fier à l'étiquette DJ, même si il y a des éléments électroniques voire hiphop, il s'agit avant tout de pop électronique nordique, assez mélancolique. Et qui intègre des tas de genres musicaux sans les plagier ni les dénaturer, en une ravissante mixture. 
  Cet EP, déjà très bon, est prometteur pour la suite, car il montre la marge de progression de Cashmere Cat. Il peut, s'il fait les bons choix devenir très intéressant à suivre, ayant déjà une personnalité assez forte musicalement.
ALEXANDRE