Les aventures musicales de deux potes

Les aventures musicales de deux potes

jeudi 19 décembre 2013

Bilan 2013 d'Alexandre - Partie III - Les Outsiders

 
1) Les disques que j'ai adoré mais que j'ai encore trop peu écouté pour les classer en Top :
 
  Je regrette de ne pas avoir pris le temps de les écouter plus ceux-ci... J'ai tellement apprécié ces disques qu'ils auraient été dans mon top, facilement. Mais j'ai préféré ne parler que des disques que j'ai vraiment beaucoup fait tourner sur la platine, et que je maîtrise bien. Ceux-ci sont donc malheureusement cantonnés ici par honnêteté intellectuelle, pour le moment. Si un de ces jours je décide de bouger un peu mon top, qui n'est pas figé dans le marbre, ils y seront sûrement.
 
 

Pond – Hobo Rocket

 

 

  Des Autraliens timbrés, cousins de Tame Impala, délivrant un rock à la fois totalement défouloir mais très mélodique, avec des passages pop plus subtils, dans la même chanson, dans une liberté créatrice totale. Ca me fait régulièrement penser au meilleur des Flaming Lips, et ça, ça n'est pas rien ! C'est dommage qu'il soit sorti à une période trop chargée pour moi.

 

Deerhunter – Monomania  



 Un groupe autour duquel je tourne depuis un certain moment, il fallait bien que je commence à les écouter. Ce fut donc assez récemment avec Monomania, que j'ai beaucoup aimé sur le coup, mais que je n'ai pas encore trop eu le temps de réécouter suffisamment. De ce que j'en ai entendu, c'est un disque sombre, viscéral, intrigant, passionnant.
 
 
DJ Rashad – Double Cup
 
  Le roi du footwork (genre musical assez récent et ayant explosé cette année, notamment grâce à cet album), nous sort un album de très haute volée. Si vous ne connaissez pas le genre, pas de panique, si vous avez un peu suivi l'évolution du hip hop et des musiques électroniques de ces dix dernières années, vous serez en terrain connu (on entend beaucoup de trap music, de bass music, des rythmiques hachées, des samples ultra-courts, et une ambiance plutôt sombre). L'album est utra-réussi et ultra-intéressant. Il me manque juste une plus grande fréquence d'écoute.

Pusha T – My Name Is My Name



  Hip-Hop maintenant. Sous la houlette du génial Kanye West, son poulain Pusha-T fait mieux que d'accoucher d'un petit frère du Yeezus de son maître. Un album minimaliste, violent, roots non pas dans les sonorités mais l'approche brute du hiphop. Un titre comme "Numbers On The Board", produit par Ye himself, est parfaitement représentatif du génie de ce disque : derrière une prod minimaliste, Pusha-T livre une interprétation parfaite, subtile, toute en tension et en retenue, recelant d'innombrables hooks que ce soit dans le flow impeccable du bonhomme ou dans des petits détails de l'instru. Dément. Dommage que je ne l'ai découvert que si tard dans l'année.
 
Death Grips – Government Plates
 
 
  Hip-Hop encore. Tout aussi noir, tout aussi (voire encore plus) réussi. Death Grips, c'est à chaque fois la promesse d'une bonne claque, mais à chaque fois d'une façon assez nouvelle. Et cette fois-ci, la surprise c'est que c'est beaucoup plus nuancé que d'habitude. La baffe se change parfois en caresse, et inversement, comme le prouve le mi-énervé, mi-apaisé, totalement fascinant single "Birds" par exemple. Pourquoi est-il sorti aussi tard ?
 
 
Orval Carlos Sibelius – Super Forma
 
 
  Un petit génie de la pop psychédélique rétrofuturiste. C'est très pur, c'est très beau. Peu de choses à ajouter. Il s'en est passé des trucs de dingue cette année quand même.
 
Fuzz – Live In San Francisco EP
 
 
  Orgie post-Sabbath haut de gamme. Ce groupe prend toute sa dimension en live. Le défouloir de grande qualité de l'année.
 
 
 
Warm Soda – Someone For You


 
  Grand disque power-pop que j'ai découvert il y a à peine une semaine. Par honnêteté intellectuelle, comme dit ci-dessus, je ne vais pas le classer tout de suite, il faut que je l'écoute plus. Mais qu'est-ce que c'est bien !



BabX – Drones Personnels
 
 
  J'ai fait la bête erreur d'en extraire trop tôt quelques chansons plus évidentes qui me plaisaient, et alors que cet album m'avait impressionné, je me suis rendu compte que j'ai surtout écouté les trois même chansons au moment des bilans. C'est très bête parce qu'il est très réussi ce disque.
 
 

Ty Segall – Sleeper
 
 
 
 
  J'y allais un peu plus sceptique que d'habitude. Le "premier album folk" d'un artiste étiqueté rock bien crade, ça fait album de la maturité, et de loin c'est pas folichon. Et puis, au final, la qualité du songwriting et l'interprétation très juste, et personnelle, ont balayé ces doutes dès la première écoute. Un album singulier, tout comme la pochette, à qui je n'ai pas accordé beaucoup de temps, car sorti dans une période très faste en terme de sorties. Bref, un très bon disque de plus pour le blondinet, qu'il faut que je réécoute.
 
 
 
Jacuzzi Boys – Jaccuzzi Boys


 
  Tellement cool ce disque. Mais j'ai surtout écouté sa première moitié, je connais encore mal la fin de l'album. Je m'y remets de suite !
 
 
The Fratellis – We Need Médicine


 
  Pour les gens de mon âge, qui ont grandi avec "Henrietta", "Chelsea Dagger" et les autres, ce retour est une vraie madeleine. Et il est très réussi ! Sorti trop récemment pour que je me prononce définitivement dessus, ceci dit.
 
 

Black Angels – Indigo Meadow




  Ce disque est sorti pendant une période très pleine pour moi, et une première écoute contrastée m'a poussée à le délaisser un peu pour me concentrer uniquement sur les tubes "Indigo Meadow", "Don't Play With Guns" et "Evil Things" (le trio de tête). Mais une réécoute récente m'a fait changer d'avis sur ce disque, il est énorme. Du coup il faut que je me le réécoute aussi.


 


SAmBA De La mUERTE – “4” EP
 
 

 
  Cet EP est vraiment du très bon boulot. Frais, plein d'idées, direct, touchant, inspiré. La dernière chanson, "Fire", est une de mes préférées de cette année. Une ou deux écoutes de plus du début de l'EP que je connais encore un peu moins, et il était dans mon top.


 
 

2) Mais aussi des disques que j'ai très très très peu écoutés : 
 
 
 
Femi Kuti – No Place For My Dream
 
  Il m'a laissé une forte impression à l'écoute, mais je me rends compte que je l'ai complètement laissé de côté par la suite. Shame On Me !


Queens Of The Stone Age – …Like Clockwork
  Je ne sais même pas si je l'ai écouté en entier une seule fois, honte à moi. Je suis passé à côté !


Darkside – Psychic
  Un disque très intéressant, mais deux écoutes ne suffisent pas pour le juger vraiment. 


Black Joe Lewis & The Honeybears – Electric Slave

   Dans mes souvenirs, une décharge d'énergie jouissive. Le fait que je l'aie laissé de côté aussi est donc un mystère. Période trop chargée, je crois bien.
 
 
Sigur Ros – Kveikur
 
  Mon premier Sigur Ros, qui m'a fait grosse impression à l'écoute, mais je l'ai perdu dans le flot d'albums depuis. Il faudra que je m'y remette aussi
Black Sabbath – 13
 
  J'en avais plutôt une mauvaise opinion à sa sortie, mais depuis je me suis ravisé. Il bastonne quand même. A cause de cette première impression négative, je l'ai laissé tomber trop vite, c'est dommage.
 
 
Maston – Shadows
 
  Pop rétromaniaque, dans un axe Phil Spector-Beach Boys de toute beauté, mais je me suis rendu compte que j'avais surtout retenu le premier morceau.

Ed Askew – For The World
 
  C'est beau, mais je n'ai pas encore d'avis définitif sur ce disque. Pour le moment, ma préférée est de loin la toute première, et dans l'ensemble je trouve que toutes les cartouches sont tirées dans les premiers morceaux, et que l'on reste sur ces acquis le reste du disque.
 

Parenthetical Girls – Privilege
 
  Il faut que je l'écoute en entier, les morceaux que je connais dedans sont mortels. Peut-être un peu trop précieux par moments, mais c'est ce qui fait le charme de cet album-compilation aussi. Vraiment frais.
 
Drake – Nothing Was The Same
  Ecouté en diagonale. Les tubes sont cool. Je verrai pour le reste plus tard. Mais il m'a moins marqué que le précédent quand même pour ce que j'en ai entendu.
 
 
The Dodos - Carrier
 
  J'ai toujours eu beaucoup d'affection pour ce groupe, et même s'ils n'ont jamais réussi à reproduire le coup d'éclat du génial Visiter, ils nous ont par la suite offert de très bons albums, comme Time To Die. Celui-ci me paraît être dans leur moyenne haute, soit très bon, mais il faut que je l'écoute plus, je n'en suis qu'à la découverte encore.
Thundercat – Apocalypse
 
  Un premier titre incroyable "Tenfold", après lequel il est difficile de passer. Du coup, les chansons suivantes m'ont moins marqué, et là encore je me suis contenté du tube. Pourtant, cet album m'a m'air très bon, je vais me le repasser en entier pour voir.
 
 
John Grant – Pale Green Ghosts
   J'avais adoré son Queen Of Denmark, celui-ci (que j'ai encore trop peu écouté), me semble également très bon, dans un genre plus électro-pop, mais toujours aussi sombre. Recommandé ! 
 
 
 
 
 

3) Les disques très bons, mais un peu en-dessous quand même :
  
Arman Méliès – IV
 
  J'adorais ce disque, je l'aime toujours beaucoup. Mais peut-être l'ai-je trop écouté. En tous les cas, j'ai dangereusement entamé sa durée de vie, je commence à m'en lasser. Rien de grave, je vais juste laisser passer un peu de temps.
 
Daft Punk  - Random Access Memories


 
  Un disque beaucoup trop inégal, et une stratégie marketing usante bien qu'efficace. Et pourtant, il y a pas mal de morceaux qui ont fait mon été dedans : "Give Life Back To Music", "Get Lucky", "Giorgio By Moroder""Touch", "Instant Crush", "Doin'It Right" et "Contact". Dommage que le reste soit en-dessous (parfois très en-dessous : "The Game Of Love"....). Ca reste un disque couillu de la part d'un duo au parcours assez passionnant, et il augure de grandes choses pour la suite s'ils choisissent la bonne direction. Et puis ça fait plaisir de bons morceaux sur les radios commerciales, rien que pour ça chapeau les gars.
 
Arctic Monkeys – AM

 
  Encore une fois, c'est un bon album. Les tubes sont exceptionnels, vraiment, ça claque. Et pourtant, l'album est gâché par du remplissage entre ces tubes, avec des titres bien plus faibles, qui tirent le niveau vers le bas. Vraiment dommage. C'est une déception assez grande, mais tempérée par la qualité de plusieurs grand morceaux ici.
 
Phoenix – Bankrupt!

 
  Exactement le même problème que pour les Arctic Monkeys. Pour moi, ils ont manqué de discernement dans le tri des morceaux à mettre sur l'album. Sinon, j'avais du mal avec a production à la sortie du disque, et je la trouve géniale maintenant. Zdar est brillant ici, à chaque fois qu'on se dit que ça va faire trop, ça passe de justesse, et ça fonctionne à merveille. Et puis il y a quand même des titres assez incroyables ici. Chapeau. 
 
Justin Timberlake – The 20/20 Experience 1of2


    Au risque de me répéter, ce que je fais depuis le début de cet article (donc tant pis), l'album souffre de remplissage abusif, entre les bonnes chansons et surtout DANS les chansons. C'est souvent un peu trop FM au niveau de la prod, "Mirrors" aurait été bien meilleure sans ces guitares radio-friendly (ou avec un autre son). Et un peu plus de folie n'aurait pas été de trop, comme le montre la 2eme partie du même "Mirrors", ou comment mettre le meilleur passage de la chanson là où une chanson classique se serait arrêtée (un peu comme sur le Watch The Throne de Kanye West & Jay-Z, pour ceux qui voient de quoi je parle). Néanmoins, un très bon travail de sa part pour ce retour assez inattendu. "Suit & Tie" est un pur délice, et la plupart des autres ne sont pas en reste.
James Blake – Overgrown

 
  Déception relative, mais déception quand même. L'album est vraiment très bon, mais juste un peu moins que ce à quoi je m'attendais. Enfin, c'est surtout qu'il me touche beaucoup moins, et me semble moins cohérent que le dernier, qui était un bloc de désespoir, en mode gospel synthétique. C'est dommage, mais attention, ça serait quand même dommage de passer à côté de ce disque ! Cela reste de la très grande qualité ! Mon avis est d'ailleurs loin d'être définitif. Je l'ai réécouté récemment et j'ai adoré.
 
Atoms For Peace – Amok
 

  Je m'attendais à un truc chiant ou balourd à la sortie, et j'ai été agréablement surpris par cet afro-beat blanc intello. C'est vraiment un bon album de Thom Yorke. Ceci dit, depuis je m'en suis lassé, et je ne le réécoute plus trop. Mais j'ai eu une grosse période pendant laquelle je me passais ce disque avec plaisir, c'était vraiment la bonne surprise, alors que je n'en attendais rien.
 
Of Montreal – Lousy With Sylvianbriar

 
   Celui-ci est une déception. C'est vrai que le groupe avait atteint le bout d'une certaine vision d'Of Montréal avec le précédent album, et qu'un certain renouvellement était nécessaire, pour démarrer un nouveau cycle. Et pour ce grand renouveau, Kevin Barnes a regardé dans le rétro, en arrière toutes, direction le début des années 1970, pour une couleur musicale country-folk-rock US. Je ne fais pas partie de ceux qui s'impatientaient de voir la page électro-funk déjantée du groupe se tourner, je crois que mon préféré restera pour un moment Skeletal Lamping. Et à vrai dire, j'aurais plus vu le groupe dans un genre plus garage, quitte à faire du vintage. Parce qu'en concert, ils tuent dans ce genre.

  Mais indépendamment du style choisi, ce qui m'importe au final assez peu puisqu'il donne souvent de très jolis résultats ici, c'est plutôt du côté des compositions que se trouve l'origine de ma déception. Oh, rien de grave, c'est même très bon. Il y a plusieurs perles sur ce disque. Mais quelques moments où je m'ennuie aussi, malheureusement, et pas mal de moment que j'apparente à du remplissage. Et puis il a une durée de vie plutôt courte, on en a vite fait le tour. Et ça, pour ma part, c'est totalement inédit chez eux. Et puis, un disque d'Of Montréal se doit d'être excellent ou de ne pas être. Qu'est-ce que je fais de disques qui sont juste bons, comme celui-là, et qui en plus n'a pas comme Daughter Of Cloud l'excuse d'être juste une compilation ? C'est dommage, sur le papier ça aurait pu être excellent, cet album plus dépouillé. Ca ne change rien à mon amour pour le groupe, et j'ai hâte de voir ce qu'ils nous réservent pour la prochaine fois.
PS : après avoir arboré quelques-unes des plus belles pochettes de ces dernières années, voire de l'histoire du rock, le groupe se retrouve pour cet album avec une des plus moches. De là à dire que c'est un signe...

 
Miles Kane – Don’t Forget Who You Are

 
  Miles a voulu tourner le dos à la pop d'orfèvre pour se lancer dans un rock plus énergique. Pourquoi pas, d'autant que ça fonctionne parfois diablement bien. Je pense surtout à la collaboration avec le grand Andy Partridge d'XTC : "Better Than That". Mais on frôle souvent le too much, et les compositions sont quand même bien en-dessous du dernier. Et de ce fait, je reviens bien moins à cet album qu'au précédent. Pour tempérer ce qui peut sembler être un avis négatif sur le disque, il me reste à dire qu'il y a quand même de très bonnes chansons sur cet album.  Je chipote, je trouve cet album fort réussi dans son genre, il envoie bien, et si vous aimez les hymnes britpop de qualité, ce disque est pour vous ! Un cran en dessous pour être dans un top, mais un disque très bon quand même.
 
David Bowie – The Next Day

 
  LE retour de l'année, qui a fait couler beaucoup d'encre. J'imagine que presque tout le monde a écouté cet album, et s'est fit son propre avis dessus. Tant mieux, je vais juste vous livrer le mien. Je trouve cet album vraiment réussi, malgré plusieurs chansons moins bonnes que les autres, et une production souvent boueuse qui fait très datée (fin 1980-début 1990), et ne rend pas justice à l'album. Bowie est encore en forme, il a la gnaque, et même s'il manque un peu d'idées (ce disque est presque un récap de sa carrière, avec des chansons pour lesquelles on peut dire "ah on dirait qu'elle sort de tel album celle-là ! Et celle-ci de tel autre."), il peut encore nous réserver de jolies surprises : "Dirty Boys", entre autres. Un album qui est juste bon, et n'apporte rien à la légende Bowie mais ne la déshonore pas non plus. Il n'est pas complètement ridicule à côté de ses illustres prédécesseurs, et c'est déjà pas mal.

 
Paul McCartney – NEW

 
  J'ai pas encore trop eu le temps de l'écouter. Je peux d'ores et déjà vous dire qu'il est bon, c'est Macca quoi, mais pas excellent. Il y a de jolis titres, mais aucun qui ne m'ait totalement marqué jusqu'à présent. J'y reviendrai peut être plus longuement une fois que j'aurais un vrai avis dessus, mais je vous encourage à l'écouter de votre côté.
Wampire – Curiosity

 
  C'est très sympa, frais, pétillant. De l'électropop de très bonne facture, et assez originale en plus de ça. Pas de quoi en faire un top, mais assez bon pour passer d'excellents moments à l'écoute de ce disque ! J'ai juste un petit regret : que leur très bonne reprise de "The Model" de Kraftwerk ne soit pas incluse sur le disque. Sinon, du très bon !

 
Jay Z – Magna Carta… Holy Grail

 
  Même syndrome que d'autres albums que je viens de citer : trop de chansons, et fatalement du remplissage entre les incroyables tubes. Encore une légende qui s'en sort bien, mais finalement en-dessous de ce qu'on attend d'elle en temps normal, surtout que Jay Z partait conquérant et ambitieux au moment de la promo, et suite au carton de son collègue-ami-rival Kanye West avec Yeezus. Il y a néanmoins suffisamment d'excellents et de très bon moments pour que je me l'achète un de ces jours, ça reste un bon disque.
 
 
Mr Oizo – Amicalement EP
 
 
  Un EP titres de très bonne facture, normal c'est Oizo. Néanmoins, les meilleures et de loin sont le première "Unicat", très BO de Steak dans l'esprit, et la dernière "Lovin'", relecture toute personnelle de ce qu'est le disco-funk (il excelle là-dedans, cf. "Patrick 122", issu de  Patrick 122/ Transsexual EP). Les deux du milieu, "Solid" (avec Marylin Manson, sisi !) et "Walt-E-More", sont bonnes, drôles, mais un peu trop répétitives pour me convaincre. Encore une bonne sortie pour Mr Dupieux ! Sinon, pochette encore plus chaude qu'un camion à churros, Beyoncé peut être jalouse.
 

 
Beady Eye – BE

  J'avais trouvé le premier inintéressant dans sa reçucée d'Oasis, sans inspiration. Mais celui-ci est bien au-dessus. Merci sans doute à Dave Sitek de TV On The Radio, à la production. Il a ouvert les oreilles de Liam Gallagher, qui a sans doute découvert que certains disques avaient été enregistrés hors d'Angleterre, et qu'il y avait d'autres genres musicaux que la pop britannique. Le groupe parodie brillamment les Saints de "Know Your Product" sur "Flick Of The Finger" (sur laquelle au passage on se rend compte qu'il faudra changer de batteur si le groupe veut persister dans un genre plus groovy, c'est tellement métronomique que c'est est drôle à l'écoute). Même si l'album est trop long (17 titres), et que la plupart des meilleures chansons se trouvent au début, il est du niveau du dernier Oasis au moins. C'est à dire bon album ! Une bonne surprise encore, je n'attendais rien du tout de ce disque, n'étant pas un grand fan d'Oasis, et complètement indifférent à Beady Eye. Et puis très belle pochette.
Connan Mockassin – Caramel

 
  Je vais être court : Connan a gardé le même son mais délaisse la pop psyché pour un style funky et ultra sensuel, qui lui réussit plutôt très bien. On évolue en terrain balisé, on perd en originalité, mais les tubes tels "I'm The Man That Will Find You", sont géniaux. Par contre, gros délit de remplissage entre ces titres plus réussis, qui fait perdre toute sa consistance à l'album, qui en devient mou. Ca aurait fait un EP génial en élaguant.

 
PS :
  Si vous avez tout lu, vous avez vraiment mon respect éternel ! Encore une fois, vos avis sont plus que les bienvenus ! Merci de m'avoir lu jusque là, et bravo pour avoir survécu à l'épreuve de cet article marathon. J'espère qu'il a été intéressant pour vous. 
Et à la prochaine pour mon top 30 !
 
 
ALEXANDRE
 
 
 
 
 

lundi 16 décembre 2013

Bilan 2013 d'Alexandre - Partie II - Les GROS Flops



2) Les GROS Flops (ou catastrophes discographiques) :
 
  Attention ! Je précise que cette liste est subjective, ce sont mes flops de l'année, tout cela n'engage que moi.
 
  Encore une fois, certains feront peut-être polémique, n’hésitez pas à donner votre avis, dans le respect, la paix, l’amour, et les nougats. Et si votre chouchou est dedans, ne vous offusquez pas, dites-vous que j’ai peut-être tout simplement mauvais goût (ou alors c’est vous….).
 
Si vous l'avez manquée, la première partie des flops 2013, avec les petits flops, c'est par ici : http://lapopdalexandreetetienne.blogspot.fr/2013/12/bilan-2013-dalexandre-partie-i-les-flops.html
 
Passons aux choses sérieuses, mes ENORMES flops :
 
Iggy & The Stooges – Ready To Die
 
 
  Je ne vais pas en dire grand chose. De la pochette à la musique, c'est plutôt triste au final. Certes, on pourra arguer sans problème que c'est moins mauvais et plus vivant que The Weirdness. Mais était-ce si difficile ? Et est-ce que ça suffit pour faire un bon disque, et a fortiori un bon Stooges ? Non est ma réponse, peut-être que pour vous c'est différent, et grand bien vous en fasse. Mais pour moi, ça restera du niveau d'un petit Iggy solo, insignifiant. Je sais que je ne devrais pas juger sur la légende, mais déjà, quand on s'ennuie en écoutant un disque, c'est qu'il y a un problème. Et s'ennuyer en écoutant un fuckin' Stooges ? Certainement pas !

 
Sin Fang – Flowers
 
  Ca m'ennuie. Comme je l'ai dit à l'occasion du dernier Grand Jeu des Blogueurs Sans Frontières, ce type a tout pour lui. Ses derniers albums étaient géniaux. J'espère que le virage pop indé pour stades avec "ooooh" à reprendre en chœur est juste le résultat d'un manque d'inspiration passager, et pas une vraie volonté artistique de faire dans la grandiloquence, ou pire, une envie de remplir les festivals et donc le tiroir caisse quitte à sacrifier la musique. En tous les cas, énorme déception.

 
Foals – Holy Fire
 
 
 
  Même problème que ci-dessus. Après deux albums très réussis, les Foals veulent être tête d'affiche de festival. C'est un but comme un autre, même si l'orientation "faire de très bons disques et des concerts de folie" m'aurait davantage convaincue. S'ils veulent taper dans le rock bourrin et peu inspiré pour remplir les stades, ça sera sans moi. Pas sûr qu'ils en aient grand chose à faire ceci-dit. Je regrette juste amèrement le fait que les perles des précédents albums n'aient pas de petites sœurs.
 
 
Snoop Lion - Reincarnated
 
 
 
  Une honte. Il est vrai que le Snoop était en perte de vitesse, on aurait dû le sentir venir. Cet album est une insulte à la fois à la Jamaïque, au reggae, à Snoop Dogg (pardon, "Lion"), et à la musique en général. Déjà, paie tes featurings qui craignent : Major Lazer, Akon (!!!) et Miley Cyrus (!!!!!..... eh ouais). Soit un sacré paquet de grosses bouses martelées sur ondes FM à eux trois. Certes, "No Guns Allowed" est sympa, mais c'est un des rares moments de douceur dans cet océan de médiocrité. Heureusement, le Dogg est (apparemment) revenu de ses errances discographiques, et sort un projet electrofunk-westcoast de haute volée avec le producteur Dâm-Funk, sous le nom 7DaysOfFunk. Avoir de quoi se réjouir après un tel raté, ça fait toujours plaisir.
 

 
Empire Of The Sun – Ice On The Dune
 
  Déjà, pour celui-ci, la déception est bien moins grande. Le précédent était un agréable album de synthpop kitsch avec de grands moments entourés de passages très gênants. Celui-ci peut être résumé en 2 ou 3 tubes et du remplissage insipide. Et c'est tout. Dommage, il ne remplira pas la fonction de pourvoyeur de chansons à passer en soirée pour danser, et qui s'écoutent bien en même temps. Je n'en ferais pas un drame non plus. Après tout, c'est assumé, et annoncé dès la pochette.
 
 
 
Un petit point "les journalistes musicaux nous prennent pour des jambons" :
 
The Yeah Yeah Yeahs – Mosquito
  Pas besoin d'écrire un grand texte pour contextualiser, c'est mauvais et c'est tout ! Je ne comprends pas comment Karen O peut être si lumineuse dans ses incartades en solo ainsi que ses collaborations, et aussi médiocre avec son groupe. Dissolution ?
London Grammar – If you wait
  C'est pénible, on s'ennuie. Le problème de ce disque, c'est que le groupe a oublié d'écrire la musique qui normalement accompagne la demoiselle qui geint.

Woodkid – The Golden Age
 
  Mouais. Ca vous fait rêver vous l'équation synthés new age + tambours du Bronx + cordes et cuivres pompeux + monsieur dépressif qui marmonne dans sa barbe = toujours la même chanson ? Et bien, curieusement, pas moi.
 
Conclusion :
  J'ai parfois été un peu virulent, cela reste uniquement du ressenti personnel, vous avez tout à fait le droit de haïr au plus haut point ce que j'aime, et d'adorer ce que je déteste, tant que c'est dit gentiment et respectueusement votre avis est considéré comme enrichissant et est évidemment le bienvenu ici ! Je respecte totalement vos avis personnels !
  Ma démarche ici n'est pas de chercher à casser des artistes pour me faire mousser, ou de blesser des petit fanboys ou des petites fans, mais de faire le deuil de ces moments musicaux pénibles et décevants, en espérant de tout cœur que la prochaine fois, ça sera meilleur. Je respecte énormément les artistes et les créateurs, mais ce respect passe entre autres (pour moi) par ne pas niveler leurs œuvres par le bas en mettant dans le même paniers grandes réussites et gros échecs. Montrer du doigt ce qui ne va pas, peut parfois mettre en lumière ce qui vaut la peine. Par respect envers leurs chefs-d'œuvre précédents, quand il y en a eu. Et si je suis déçu par ces artistes, c'est qu'au fond, je les aime. Ca reste un point de vue, c'est le mien en tous cas. Libre à vous de le partager ou pas.
 
  A demain pour la partie vraiment intéressante : ce que j'ai aimé en 2013. Et d'abord les outsiders du top !
 
ALEXANDRE