Les aventures musicales de deux potes

Les aventures musicales de deux potes

lundi 18 novembre 2013

GRAND JEU / PART 1,5 : EXCUSE-MOI



EXCUSE-MOI, GRAND JEU

Chers collègues du grand jeu, puisque je ne trouve pas les mots,
Quoi de mieux que de citer un poète pour s'excuser ?
 
 
" Excuse-moi j'ai éjaculé dans tes cheveux
A un moment inadéquat
Je ne croyais pas que ça partirai
Mais quand tu fais des trucs comme ça
Je ne peux pas m'en empêcher
Pourtant j'essayais de penser
A autre chose."
 
Philippe Katerine - Excuse-Moi, 2006
 
 
Bien à vous.
 
Alex
 
 
Inspiré par Sorgual
 
Ecrit par Alexandre, avec l'approbation solennelle d'Etienne.

samedi 16 novembre 2013

Grand Jeu Sans Frontières Des Blogueurs Mangeurs De Disques - Septième Edition - LES PARTICIPANTS




  La liste officielle des blogs participant au jeu est là :
(soit 24 disques à écouter par jour. Oui Madame, oui Monsieur, vous avez parfaitement bien lu.)


(l'originale est ici :
 
Audiolemok pour Audiolemok :

L'Ami Du Vin De Table pour La Cave A Zic :

Francky pour Muziks Et Cultures :

Es Chris (alias Bidibulette) pour Ma Petite Boîte A Musiques :

Rabbit, Manolito, Leoluce et Inoui (à tour de rôle, si j'ai bien compris) pour Des Cendres A La Cave :

Alexandre et Etienne pour La Pop D'Alexandre Et Etienne :

Toorsch' pour Les Chroniques De Toorsch' :

Sadaya pour Impulsions Electriques :

Le Zornophage pour Mangemesdix :

Fracas pour Le Blog De Fracas 64 :

Charlu pour Les Chroniques De Charlu :

Pascal Georges pour Life Sensations In Music :

Appro pour Approximative But Fair : 

Keith Michards pour Les Jolies Compiles De Keith Michards :
 

Till pour This Beautiful Downgrade :

Sb pour Nova Express :

Vincent pour La Musique A Papa :

Jeepeedee pour Jeepeedee Rips :

Warfleloup pour Terre Du Loup :

Arewenotmen?, Everett W. Gilles, Sorgual & Jimmy Jimi pour Le Club Des Mangeurs De Disques :
 
 
A lundi tout le monde !

jeudi 14 novembre 2013

Midnight Juggernauts - Dystopia (2007)


     Voici le premier album, sorti en 2007, d'un trio Australien d'électro-pop/synthpop venant de Melbourne ( enfin un moyen de me rappeler que c'est la capitale de ce pays et non Sydney ) signé chez le label Siberia Records pour ses deux premiers albums.


     Il est intéressant de constater que leur dernier album est sorti sur le label français Records Makers, label du groupe Air comptant parmi ses rangs Sébastien Tellier, Kavinsky, Hypnolove, etc. Et ceci n'est pas un hasard, puisque ce groupe fan de French Touch ( Daft Punk, Cassius, Air et autres fleurons de ce mouvements) s'est fait "pistonner" par le groupe Justice. Ils ont alors pu les introduire dans le paysage musical français grâce à des premières parties de leurs lives.
     Pour la petite histoire : le groupe australien à rencontré Justice de passage en Australie pour leur tournée mondiale, et les ont invité pour la nuit. Chez eux ils montrent au duo français leur travail qui va alors tomber sous le charme de leur musique.



     Ce 13 titres y mélange allègrement de nombreux genres en naviguant entre des rythmes électros, des synthés new-wave , des guitares rocks et des vocales pop. Le tout pour former un son en hyperespace, très homogène, sans froufrous, allant droit au but, avec en fil d'Ariane une tension frénétique qui nous tient en allène pendant 50 minutes.

     Le "juggernauts", comme ils s'appellent, nous font pénétrer dans leur univers grâce à une intro très picturale ( je ne peux m'empêcher d'y voir Louis De Funès découvrant la soucoupe volante dans les gendarmes et les extra-terrestres ) nous mettant directement dans le bain cosmique de leur univers. Mais dés le nom de l'album, faisant référence à "un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur", le groupe montre son intention de nous plonger dans une ambiance imaginaire, teintée de nostalgie .

Vient ensuite Ending Of An Era qui dans un rythme métronomique et un chants froid nous embarque progressivement dans cette balade en soucoupe volante. Il reste cependant trop plat, voir insipide, comme une prolongation de l'introduction. Les vaisseaux voleraient-ils au diesel ?

Le titre suivant, Into The Galaxie, est le tube de cet album. Le ton est donné, nous voilà propulsé en vitesse supra sonique, comme si le David Bowie de la "Trilogie Berlinoise" refaisait surface sur du Gorgio Moroder. Le son mono-tonique prend alors tout son sens lorsqu'il est amené avec le punch de la batterie et du chant.

Into The Galaxie 

La 3ème chanson, Shadows, est imprégné de la même énergie grâce à une basse à la sauce « Cross », le premier album de Justice.

Shadows 

Le 4ème titre, Worlds Converged, plus grave, nous rappelle lui Audio, Video, Disco, le deuxième album de Justice, avec ses chœurs, sur une rythmique faisant pensé à du Kavinsky. Le morceau demeure cependant assez transparent.

S'en suit Dystopia, une douce balade presque folk permettant de rééquilibrer l'agressivité de l'album.

Mais ce n'est que de courte durée, puisque vient Road To Recovery, titre abrasif et psychotique par son rythme brutal slalomé de guitares funks et d'un synthé en reptation, donnant un groove certain au morceau qui est peut être le meilleur de l'album.

Road To Recovery

Scorpius nous rappel le groupe Air et s'aventure du côté kitsch des rythmes cardiaques, des chœurs, et se pose comme un entracte n'ayant pas d'intérêt individuel.

Twenty Thousand Leagues continue dans cette vague de pop kitsch, faisant pensée à du Housse de Racket en moins réussi.
Scorpius 

S'en suit Tombstone qui s'aventure sur les terres de Daft Punk avec son vocoder, mais qui peine à se détacher de l'album, du faite de ses rythmes commençant à être répétitifs. Mais c'est peut être cette répétition tout au long des morceaux qui nous plonge dans une autre dimension, donnant toute la cohérence à l'album, quitte à être monotone.
Tombstone 

Mais Nine Lives arrive pour nous replonger dans un bain d'énergie et pour nous faire comprendre que ce groupe à quelque chose en plus, de différent, un son qui vient de l'espace ? En tous cas notre hochement frénétiquement de la tête semble dire « oui ».

So Many Frequencies nous ramène lui dans le passé avec ses teintes new-wave du futur. Ce morceau garde la même densité, à corde tendu, comme si le temps nous était compté.

 Et nous finissons dans la douceur de Aurora, qui revient sur l'ambiance d'introduction, comme si nous nous réveillions d'un doux rêve, avec ce bruit de vaisseau qui nous reste dans les oreilles et qui vient en écho à celui d'introduction, pour en faire une boucle, à la manière d'une soucoupe. Nous n'avons alors qu'une envie, malgré un milieu d'album plus pauvre et le caractère trop dense des morceaux, celle de relancer ce rythme compulsif qui nous a bercé durant tout l'album, comme si cette monotonie psychotique nous manquait.



                          Album Complet


     On peut donc voir de nombreuses influences dans cet album : Justice, Air, MGMT, Depeche mode, Gorgio Moroder, David Bowie, Electric Light Orchestra. Ces deux époques s'entrechoquant au sein de cet univers pour lui donner un rendu rétro-futuriste unique qui mérite le coup d'oreille.

Etienne




mardi 12 novembre 2013

Fifty Foot Hose - God Bless The Child (Reprise de Billie Holiday)

 
  Aujourd'hui, c'est donc d'une reprise de Billie Holiday que je vais vous parler.
L'originale a été écrite par Holiday et Arthur Herzog Jr. en 1939, et enregistré pour la première fois en 1941. Il s'agit d'un monument de jazz vocal, porté au plus haut par son interprète. Je ne sais que vous dire de plus, à part d'écouter :
http://www.youtube.com/watch?v=Z_1LfT1MvzI

 
 
  La reprise, maintenant. Elle est signée Fifty Foot Hose, un groupe californien des 60's, et prodiguant un rock psyché proto-électronique du plus bel effet. Elle est extraite de l'album Cauldron, de 1968, dont je reparlerai ici d'ici peu.
  Je ne me moque vraiment pas de vous, je ne vous fournis que du caviar en ce moment (cf la divine reprise de Christophe par Tellier hier). Je vais donc encore une fois être cash : cette reprise est une pépite, un gros coup de cœur pour ma part. Le titre, très sobre, et reposant surtout sur la guitare acoustique et la voix de la chanteuse du groupe, Nancy Blossom, est une perle. N'oublions pas les arrangements et la rythmique qui, bien que discrets, servent parfaitement la chanson. Y compris les gargouillis électroniques rappelant Pierre Henry. La chanson, qui semble plutôt dépouillée, se trouve en fait être extrêmement riche musicalement, avec des petites choses à découvrir à chaque écoute.
 
  Si je vous dis que l'interprétation, non seulement du groupe mais aussi de la chanteuse (qui fait des merveilles ici), n'ont pas à rougir de la comparaison avec celle de Billie Holiday, j'espère que cela suffira pour vous faire écouter cette chanson. Sinon, je ne sais vraiment pas ce qu'il vous faut !
 
Pour écouter, c'est par ici :
 
 
 

  Pour finir sur Nancy Blossom, son chant me fait penser à un croisement entre une chanteuse de jazz, avec la douceur et la subtilité que cela suppose, et une prêtresse postpunk, avec l'énergie et la rage que cela suppose. Je ne sais trop pourquoi, mais sa façon de chanter évoque pour moi la fin des années 70, début 80. Sans doute ais-je trop écouté les B-52's et les autres. Encore une fois, son alchimie avec le groupe fait de cette reprise un moment toujours très émouvant pour moi.
 
Et pour vous ?
 
 
Alexandre

 

lundi 11 novembre 2013

Sébastien Tellier - La Dolce Vita (Reprise)




  Comme beaucoup de collègues sont actuellement dans un cycle de reprises, j'ai voulu apporter ma pierre à l'édifice en vous parlant de celle-ci.
 
  Tout d'abord, parlons de l'originale, c'est une chanson de Christophe, extraite de l'album La Dolce Vita de 1977. Si au départ je pensais que malgré ses grandes qualités, elle n'était pas la plus réussie de ce grand artiste, je la réévalue un peu à chaque écoute. Elle reste une très bonne chanson, voire excellente, qui a un vrai charme. Pour ceux qui ont besoin de se rafraîchir la mémoire, une petite vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=OJSBXyREXwE
(malheureusement en playback, mais c'est la meilleure vidéo trouvée, je ne crois pas qu'il existe de clip pour cette chanson)

 
 
  Je vais maintenant vous parler de la reprise. Elle est signée Sébastien Tellier, artiste français majeur des années 2000-2010, qui manie l'art du transformisme musical avec brio, depuis ses débuts plutôt instrumentaux sous influence Robert Wyatt et Gérard Manset, en passant par une pop bariolée mariant Gainsbourg et Jean de Roubaix, puis des albums plus électro-pop, entrecoupés de parenthèses plus intimistes.
 
  La chanson est extraite de l'album Sessions, paru en 2006, et qui fait justement partie de ces albums très acoustiques et intimistes. Il consiste en une série de reprises de ses propres chansons, ainsi que de "La Dolce Vita" de Christophe donc, avec une orchestration dépouillée, souvent seul avec son piano, et parfois un accompagnement mais qui reste sobre.
 
  La reprise reste donc dans cette optique intimiste. Je vais le dire tout de suite, cette reprise est pour moi un exemple de réussite dans le genre. Tellier s'est approprié cette chanson d'une façon extrêmement classieuse. Son interprétation est parfaite, sa voix émouvante, son jeu de piano est plein de sensibilité. De plus, il a réussi à rendre la chanson plus fluide en retravaillant les paroles. Pour tout dire, je préfère cette version à l'originale, et de loin, même si je suis un très grand admirateur de Christophe. En bref, j'adore cette reprise plus que de raison !
 
En écoute ici :
 
 
  Depuis le jour où je l'ai entendue pour la première fois, je rêve d'un grand album de chanson française rivalisant avec les Gainsbourg, Christophe et Manset entre autres, de la part de cet artiste génial, mais il semble préférer l'optique anglophone ou instrumentale ces derniers temps. Je ne désespère pas, je suis sûr qu'un jour il nous pondra ce chef-d'œuvre francophone.
 
 
  Avec Etienne, nous avons eu droit à une très jolie, bien qu'approximative (oubli de paroles) version de cette chanson, en rappel d'un concert. Un moment d'à peu près assez magique, car tout en complicité avec le public qui chantait les parties qu'il avait oubliées. Grâce aux nombreux esthètes nantais (dont nous donc), qui lui ont (avons du coup) réclamé cette chanson, ce qui est plutôt rare en général (d'où l'oubli de paroles, la reprise date tout de même de 2006).

N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de cette magnifique reprise.
 
 
En bonus :
 
L'élève Tellier et le Maître Christophe en live, ensemble, à Taratata :
 
 
Et une version live de Christophe, à l'Olympia en 2002 :
 

 
 
 
Alexandre


vendredi 8 novembre 2013

Project - Love Rescue ( Chanson )



     Sur cette volée de 1ère chronique, 1er édito, 1er album, c'est à moi de faire ma première sur ce blogue. Pour vous mettre dans le contexte,mon ami Alexandre m'a demandé de contribuer à son blog et c'est donc avec un immense plaisir que je suis ici; j'espère le faire de mon mieux, n'étant qu'un novice dans la blogoshpère !


     Et pour commencer, j'aimerais vous présenter un morceau disco-funk de 1981, écrit par Kat Dyson et Jean Marie Benoît, dénommé Love Rescue, du groupe Project, sorti sous le label P.B.I. Record ( label de Montréal entre 1980 et 1982 ). Après quelques recherches peu concluantes et au vu du nom de ce groupe, j'en déduis que ce morceau fut le seul fruit de cette association, de ce « projet ».
     J'ai seulement réussi à en apprendre plus sur Kat Dyson qui est une chanteuse et guitariste Montréalaise. Basée à Los Angeles elle a fait de nombreuses collaborations avec Prince, George Clinton and the P-Funk, Cyndie lauper ( et je vous passe les Céline Dion ou autres Roch Voisine ).

Kat Dyson


     Ce morceau, taillé pour le sample avec ses boucles et ses airs disco-funk généreux, ses cuivres empreintés au jazz et sa séquence samba ( de la muerte ? ), a comme vous vous en doutez attiré l'oreille de producteurs de House musique comme Mike huckaby avec Love Filter en 1996 : http://www.youtube.com/watch?v=gVtGCKlRaCo .
C'est à mon sens ce son jazzy, se rapprochant ainsi du célèbre Theme from Shaft de Isaac Hayes, qui lui donne tout son charme langoureux.

     De quoi mettre de l'ambiance dans nos chaumières, malgré la saison et l'atmosphère déprimante !

Sources :
Le site de Kat Dyson qui me fait très peur  : http://www.youtube.com/watch?v=pkk7OnOnQlY


 Etienne

Bienvenue à Etienne


Bonsoir à tous,

  Juste un petit mot pour vous dire que (presque comme c'était prévu au début), ce blog aura finalement deux auteurs. J'ai l'immense honneur, et je suis très heureux de vous annoncer que mon ami Etienne va se joindre à moi en tant qu'auteur de ce blog. Un pote génial, qui vous fera, j'en suis sûr, découvrir plein de merveilles.

  Bienvenue à Etienne donc ! Content de te voir ici ;)


 
Ca se passe en duo à partir de maintenant.