Les aventures musicales de deux potes

Les aventures musicales de deux potes
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dimanche 23 juillet 2017

Oliver Buckland - Pendent (2017)

Today, let's talk about classical music with a young and very talented english composer named Oliver Buckland, whom we discovered on soundcloud with this brillant track, "Pendent". Here, the composition is performed by the Coniston Trio, composed of Whyn Chan (piano), Kevin Saw (violin) and Eliza Carew (cello).



     "Pendent" comes from the idea of the pendulum movement, where fourth and fifth alternate in the piano, in an ostinato which is like uncompleted. This creates the sensation that the composition is being built bit by bit inside our ears. The piece is full of simplicity and delicacy, and the tone alternates only between this two chords like it's undecided on the melodic way to follow. But, in fact, it's a smart way to create and expand the listener's desire, to bring to the fineness of the crescendo, and to introduce the violin and the cello in complex polyrythm and dissonance. This scathing dissonance collides with the harmony of the beginning and contributes to build a very contrasting ambience, made by dephasing and resynchronisation. This is enhanced by the violence of the musicians interpretation
  Then, a variation of melody and rythm continues to create this contrast, drawing from many inspiration from classical music (Astor Piazzola), to the contemporary music of Philip Glass and mostly Steve Reich.


     It is hard to avoid thinking about the minimalist music of the pioneer Steve Reich, especially his Music For 18 Musicians, in this simple melodic ostinato which is gradually enriched, melodically and rythmically. This compositional mode can also be compared to the way house music is created and crafted. That's probably this parallel with a familiar music style that attracted me in the first place. In fact, the compositional process seems to be similiar to house tracks because this short ostinato is looping like a sample, and evolves like a piece of music cut and pasted and modified with electronic music tricks. A good example of that is found in some musical patterns that we can hear played straight and then reversed. We also ear the inspiration of Steve Reich in the use of polyrythm, reminding his "phasing music" concept.

     This link with electronic music and its processes becomes crystal clear when we dig in Oliver Buckland's soundcloud where he proposes classical compositions as much as electronic or pop tracks, which prove his unbounded talent. We were especially impressed by Pinkover, which evolves in a surreal ambience mixed between ragtime and video games. He also realesed two electronic albums, Ten and Twenty, and various other electronic and classical projects and EPs in his soundcloud.

     So, it's an ambitious but accessible work which grow on you, a track that we can appreciate again and again. The kind of sound which becomes an obsession that helps you pursue your long evening (night?) of work or study.

     To better understand and put into perspective this wonderful work, we have been fortunate enough to exchange with Oliver Buckland. Therefore we will shortly propose you, on this blog, an exciting interview about "Pendent" and Oliver's other works, that Alex will introduce to you very soon. 

All his music is available on his soundcloud account. Have a nice listen !

Etienne


samedi 22 juillet 2017

La Playlist #13.4 : Nous Disques

Les semaines passent et ne se ressemblent pas sur La Pop d'Alexandre et Etienne. Après une troisième playlist sur Dark Entries Records et ses sons l'electronica 80's, cette 4ème playlist vous emmène sur les vaporeux chemins de la techno minimale avec le label Nous Disque. Malgrès un nom à la consonnance francophone, ce label fondé en 2013 nous vient de Grèce et est basé à Berlin, capitale mondiale de la minimale. A l'instar de l'esthétique de sa musique, le label cultive l'anonyma et le mystère à son sujet, ne laissant filtrer que ses sorties sur son site internet épuré au maximum. Il en est de même de tout le travail visuel des très nombreux artistes signés, donnant à voir une iconographie abstraite, géométrique et où le noir et blanc est la règle. un esthétique froid et impersonnel qui colle parfaitement à cette techno berlinoise attirée vers l'ambient et ayant toujours et un pas d'avance sur la techno du futur. Ayant signé des artistes aux quatre coins du monde, ils sont un reflet précieux d'un mouvement global, au delà des scènes locales. Ils ont ainsi pu mettre en valeur tant des petits que des gros artistes, avec de gros succès à leur actif, comme le génial Stuck In Socks de Moodcut, enfant de Manchester. 




On commence avec le très minimal Velvet de Cofaxx, à sortir en août sur son Pico Vu EP. Le producteur New-Yorkais y propose une house chill sur base de trip planant et sensoriel, tirant vers la mouvance ambient. Les influences y sont très anglaises 90's, avec une construction très mélodique. L'amour du monsieur pour les synthétiseurs et autres joujoux musicaux y est assumé et communicatif. Tout l'album est du même niveau et vous promet un moment de détente auditive assuré!

Le deuxième titre nous vient d'un musicien égyptien, Ismael., avec son Low Contrast EP sorti au mois de juin dernier. La techno est là d'inspiration purement berlinoise, avec des sons industriels et crasseux, comme sortant d'un vieux poste radio SCR-536. La mélodie plus que minimaliste n'a en fait qu'un rôle rythmique, soulignant des beats graves à la réverbe et à la distorsion hypertrophiées.

Témoin de la richesse géographique des signatures du label, le dernier titre que je vous propose est l'oeuvre de la tokyoïte Sapphire Slows, sorti en mars dernier au sein de The Role of Purity EP. Dans un style purement post-electronica, vous ne trouverez ici aucun beat, seuls un, puis deux et enfin trois synthétiseurs s'y entremêlent entre echo et arpeggiator. Dans ce que l'on pourrait presque qualifier de l'anti-techno, la mélodie est reine. Ce n'est pas sans rappeler le très bon travail de nos compatriotes d'Egyptology sur The Skies (2012), dont je vous recommande chaudement la découverte.

Bonne écoute et merci pour votre passage,


Etienne

vendredi 7 juillet 2017

La Playlist #13.2 : Northern Electronics

Suite à notre première playlist autours du label 17Steps, nous avons décidé de quelque peu affiner le concept de cet house summer pour vous proposer chaque semaine de découvrir un nouveau label, unité de mesure de ce genre musical au fonctionnement assez singulier. Cette semaine, embarquez pour Stockholm et son maintenant célèbre Northern Electronics.





     Label de deep techno fondé en 2013 en suède par Anthony Linell, alias Abdulla Rashim, Northern Electronics a su se construire un esthétique singulier, autours d'artistes héritiers d'une certaine techno berlinoise, aliant une house industrielle et ambient, dont voici quelques sorties récentes


     On commence par la techno minimaliste et cérébral du photographe et DJ suédois Andreas Lübeck, officiant sous le pseudonyme Ca2+-. Hair Bundle Motor est tiré de son Gait Cycle EP, sorti en mai dernier et impressionne par son rythme intense en demi-teinte d'une vibration électronique oppressante, pour s'en défaire dans un crescendo de 9 minutes de bonheur.

      Antony Linell, patron du label, va publier le 10 juillet Emerald Fluorescents LP, faisant suite à son Consolidate EP de mai dernier. Il a dévoilé le single Fractal Vision en avant premier et en dit long sur cet album à venir. La techno y est un prétexte à une musique ambient avant-gardiste, dans une ambiance sombre et froide, permettant l'expression d'une musique emplie d'émotions. Une sortie à ne pas louper !

     On finit avec la magnifique house electronica de Protokoll A, signée de Bandhagens Musikförening, autre suédois de la bande et son LP Protokoll A pour conclure en douceur cette playlist. La rythmique soutenue y tranche avec la douce mélodie jouée par un synthétiser comme sorti des nuées. Il emprunte la même construction que Hair Bundle Motor, laissant progressivement la partie rythmique prendre le dessus sur la section mélodique dans un magnifique cresendo.


Pour en savoir plus sur ce génial label suédois, visitez leur site web.

A la semaine prochaine pour un nouveau label !



Etienne

jeudi 19 juin 2014

So Inagawa - Logo Queen ( 2013 )

J'aimerais vous emmener, via ce blog, et cela fait un moment que j'en rêve, dans un univers que j'adore, la DEEP-HOUSE. Je profite donc de la mise en ligne toute récente sur youtube d'un somptueux EP sorti il y a maintenant plus d'un an pour vous faire découvrir, redécouvrir ou nourrir votre passion pour ce genre singulier.




     Tout d'abord ce que j'aime dans la deep-house c'est la simplicité : la base de tout morceau qui se respect c'est une boucle rythmique : ce peut être un sample ou une boite à rythme le plus souvent, constitué d'une grosse caisse et de kicks. Puis par dessus se dépose en fines lamelles successives une boucle de guitare basse en infra basses inspirée de la disco ou du funk. L'intro, toujours en boucle, dure alors plusieurs minutes, augmentant progressivement en intensité, par de subtiles variantes de production. Le but c'est d'être imprégné, imbibé, de rentrer en transe, pour que chaque nouvelle variation se vive comme un tremblement de terre, savourant chaque instrument, chaque sonorité. Puis vient une boucle de synthé parfois mélodique, mais cela reste très simple : la montée continue irrémédiablement. S'ajoute ensuite un sample de voix, arrivant juste au moment où il fallait, ni avant, ni après et repartant aussi subitement qu'il est arrivé. Cette voix, dont on ne saurait dire si elle chantée ou  parlée, est parcourue et instrumentalisée par des retouches sonores diverses, l’éloignant de sa fonction habituelle. Il n'est d'ailleurs pas permis de parler de chanson ici, ou bien par abus de langage, mais bien de morceau, de titre, de track ... Tout est ainsi réuni, nous sommes au firmament ! Et le morceau dure à n'en plus finir, on ne voudrait pas qu'il s'arrête, qu'il essouffle, mais heureusement une nouvelle variation nous fait découvrir un niveau supérieur. Puis progressivement la descente s'opère et nous atterrissons dans notre fauteuil, de salon, de voiture, de train, de bureau, mais une seule obsession demeure, celle de remettre, encore, encore et encore le morceau. 

     Finalement cette simplicité et cette presque neutralité nous permettent de nous faire voyager en stimulant notre imagination, comme une page quasiment blanche où tout reste à écrire. On se rapproche de l'ambient music, mais avec le rythme en plus. Et c'est cette même simplicité qui lui permet de s'adapter à toute situation, à toute personne, et d'amplifier toutes nos émotions. Ainsi sur cette musique nous pouvons tout faire : danser, pleurer, s'exalter, se détendre, ... 
     Et malgré cette si précieuse simplicité, des artistes créent tous les jours de nouveau morceaux et ce depuis les 90's.
 



     Pour cet EP, format roi dans le monde de la House music, la deep-house se décline en son versant minimaliste et nous provient du Japon avec le DJ So Inagawa, du nom d'un clan de yakuza, où il est signé sur label tokyoïte Cabaret Recording, constitué depuis 2013 par ce même artiste et son ami Dj Masda ( non non pas de pub pour une marque de voiture, ne vous inquiétez pas ). Le nom de l'EP porte lui le nom du morceau de la face A et single, c'est une tradition. Évidement le trois titres n'est disponible que sur format vinyle, c'est là aussi une tradition ( dans le genre tradition il y a aussi les photos de mannequins en bikini, mais pas un trace ici.; dommage diront certains ... ). Il faut dire que les artistes vivent de leurs Dj sets et leurs performances lives, plus que de leurs ventes. C'est peut être un moyen pour eux d'échapper à la corruption des chiffres et de rester underground à l'image du genre. 





     La première piste et single c'est Logo Queen ( hommage aux drag queen emblématiques du mouvement house ? ). Il est ultra 90's et très typé Détroit House dans son caractère ténébreux, tout en restant groovy, la passe y étant pour beaucoup. 
  Le deuxième morceau, Scann Runner, est plus ambiant et grâce à ses rythmes et instruments, il m'évoque une musique simili africaine. Mais les rythmes n'en démordent pas et nous restons captivés par ce qui se déroule dans nos oreilles. 
  Selfless State, le troisième titre, est lui plus dynamique, plus chill, plus cristallin et pour ma part me donne une banane d'enfer à la sortie de l'écoute de cet EP et m'oblige à relancer la machine une nouvelle fois.
Pour écouter :

J'espère avoir pu vous transmettre un peu de ma passion pour ce genre via ce somptueux EP. N'hésitez pas à lâcher un petit comm' :) Ou partager un morceau deep house de chevet !


Etienne