Les aventures musicales de deux potes

Les aventures musicales de deux potes

vendredi 21 avril 2017

Méga-Parade - Angela (Single, 2016)



  Ca démarre, comme un avertissement, par un bouillonnement de synthés quelque part entre Soft Hair et Metronomy, avant de virer comptine pop inclassable, ni-sixties, ni-new wave, ni-synth-pop française eighties, ni-twee pop 2000's, mais un peu de tout ça à la fois, avec la patte du groupe : ces synthés-jouets qui donnent une vraie profondeur à ce titre acidulé, à la narration et aux changements d'accords entre ambiance Gainsbourg, parfum de La Femme (auquel le chant de Lucas fait penser), flegme et classe pop à la Daho, cool à la Sébastien Tellier, yacht-rock façon Metronomy, et second degré à la Housse de Racket.

  Avec une vraie science des synthés, de la construction, des arrangements (prêtez une oreille attentive aux chœurs  à tous les détails de synthés, à la guitare, aux variations rythmiques.... C'est d'une richesse inouïe). Et puis la production est impeccable. 

  Et puis le plus important est là : la mélodie est inoubliable. Non, franchement, rien à redire, c'est un petit chef-d'oeuvre de pop francophone, et on a hâte d'entendre l'EP du duo, qui va bientôt arriver.
Et on est particulièrement fiers que Méga-Parade fasse ses armes sur la scène nantaise. Bravo les gars, vous êtes géniaux.

PS : la pochette est magnifique.


Alex

mercredi 19 avril 2017

Quazar - The Nightshift EP (2017)


Cela faisait de longs mois que je n'avais pas partagé de house music en ces lignes et je dois bien avouer que cela m'a cruellement manqué. J'y remédie de la plus violente des manières avec ce titre très énervé en provenance d'Amsterdam. L'occasion de faire un petit crochet dans le monde de la techno en 2017.



     Gert Van Veen est initialement un journaliste musicale, avant de devenir en parallèle producteur, Dj, encore organisateur de soirées techno/house et enfin directeur d'un nightclub, le Studio 80 à Amsterdam. Le néerlandais est véritablement un pionnier du genre dans son pays, grâce à sa résidence au RoXY club à Amsterdam et ses productions, tel que le précurseur Pay the Piper qu'il sort avec deux autres artistes en 1989 sous le nom A Men. Il participe alors pleinement à l'explosion de la techno Berlinoise en  Allemagne et entre dans la légende avec son duo Quazar, qu'il formera avec Erik Van Putten, avant de continuer en solo, au gré de la disponibilité que lui donne ses différentes activités. Ce néerlandais est à l'image de cette scène techno et de ses activistes multi-fonction, ayant créé et faisant vivre indépendamment des circuits habituels des majors, un style musical et une plus encore, une culture alternative. 

Le RoXY club en 1988, un an après son ouverture, alors que la vague
 house s'apprête à déferler sur l'Allemagne et les Pays- Bas.

Le DJ Joost Van Bellen au Roxy Club.


     Après de nombreuses parutions dans le courant des années 90 et une grosse pause durant les années 2000, le projet Quazar renaît en 2010 avec le bien nommé Number One EP,  sorti chez Bla Bla records et appelant ainsi à un deuxième EP qui sortira deux ans plus tard sur le label We Dig Music sous le nom de Surkus Jam EP. Ceux-ci proposant une house beaucoup plus moderne que la techno berlinoise pour laquelle il oeuvrait durant les années 90.


     C'est au mois de mars 2017 que Gert Van Veen a sorti The Nighshift EP, son troisième EP, sur le très bon et tout récent label Néerlandais, MARY GO WILD. Autant vous dire que c'est de loin la meilleur de ses galettes depuis les 90's. Il y revient à ses origines musicales, la house berlinoise et nous fait exploser aux oreilles une véritable bombe techno 90's, violente et énervée. A l'apogé dès le premier des trois titres éponyme de l'EP, le rythme y est mécanique et infernal, industriel et froid, se confondant en de multiples couches de snares et kick aux timbres rappelant fortement la TR 707On pense alors à des productions comme Act's Of Sensation d'Intact sorti outre Rhin en 1990. Arrive soudainement ce sonar acide house semblant nous appeler vers les profondeurs, tel une sirène hypnotisante, cruelle et séduisante. Cette sirène, c'est peut être la voix du Dj de Détroit Anonym sortant d'une radio d'un autre âge. Atteignant son zénith, le titre se finit alors dans la paix d'une mélodie idyllique, rompant avec la brutalité des 7 minutes précédentes.

Gert Van Veen


     Sur le morceau suivant, sobrement nommé 
Fuck That Shit, c'est là encore la voix d'Anonym qui fait le lien avec cette techno froide et répétitive, aux rythmes ultra cadencés, plus classiques dans leur forme et dans les sonorités.


     L'EP se termine alors par Truce qui, comme son nom l'inique, pose le rythme effréné pour un production beaucoup plus ambient et organique, tranchant avec les 15 minutes qui ont précédé, nuançant alors l'ensemble des 3 titres. Un repos bien mérité !


A découvrir sur Soundcloud ou Spotify.

Bonne écoute à tous !



ETIENNE



Pour en savoir plus :

- La discographie complète de Quazar et de Gert Van Veen sur Discogs.
- Gert Van Veen parle du RoXY club pour Resident Advisor.
- Le livre Awakenings : 20 years of techno de MARY GO WILD retracant 25 ans de techno à Amsterdam.
- Le site internet du label néerlendais MARY GO WILD.
- Notre Playlist #9.2, parue en septembre 2016 sur ce blog et racontant en musique la fabuleuse histoire de la house.

dimanche 16 avril 2017

Damaged Bug - Bunker Funk (2017)


  Damaged Bug est le side project électro/psyché du leader de Thee Oh Sees, John Dwyer, déjà responsable d'un premier album (Hubba Bubba, 2014) absolument éblouissant, mêlant les influences de Syd Barrett, Eno et des Silver Apples au génie de son auteur le long de morceaux électro-pop déviants et inspirés, et d'un second, Cold Hot Plumbs (2015), très solide et également marquant (les deux ont figuré en bonne place dans mes tops de fin d'année). J'en attendais donc beaucoup de ce Bunker Funk, d'autant plus que Hubba Bubba est probablement mon album préféré de Dwyer tous groupes confondus et qu'avec les Oh Sees il est régulièrement excellent ces dernières années.

  Difficile de ne pas succomber au début de l'album : "Bog Dash" et "The Cryptologist" sont d'excellentes comptines psyché au groove entêtant, au chant malicieux et aux sonorités originales.
  Dans chaque album de Damaged Bug, la part belle est donnée aux jams électro-rock, et "Slay The Priest" démarre donc comme un rock mécanique avant de virer à la sucreries glam/pop davantage écrite, entre le premier Roxy Music et T.Rex. Encore une fois, sacré réussite. Le glam proto punk inquiétant de "Rick's Jummy" fait monter la tension d'un cran, et se révèle d'une totale perfection dans son genre.

  "Ugly Gamma" embrasse quand à elle totalement son statut de jam psychédélique à l'électronique aquatique, quelque part entre The Terror et Oczy Mlody des Flaming Lips. De même que "Gimme Tamanthum" et "Liquid Desert" aux atours prog-pop
  D'un autre côté, le jerk dansant de "No One Notices The Fly" donne autant envie de danser que d'écouter Pierre Henry, et ça c'est un exploit remarquable. Ce côté groovy, déjà pas mal présent le long de l'album, est également mis en avant sur "Bunker Funk", le morceau-titre dont le groove disco-glam contraste avec la sobriété de l'instrumentation. Excellent.

  La fin de l'album vaut également le détour, avec la ballade mélancolique "Mood Slime", la féérique et onirique "Heavy Cathedral" qui ferait presque penser à ce qu'Aphex Twin a fait de plus mélodique, le rock psychotique de "Unmanned Scanner", ou la conclusion "The Night Shopper", toute en douceur. 

  Tous les morceaux sont bons voire excellents, il n'y a pas une seule baisse de qualité ou d'inspiration, et le disque, très solide, creuse le sillon du groupe tout en multipliant les types d'écriture de morceau, et les sonorités des arrangements électroniques, acoustiques et électriques, et en étendant la palette d'expression du chant. 
Bref, un grand cru de plus pour Damaged Bug, et un vrai régal pour les amateurs de pop oblique.

Alex

  

vendredi 14 avril 2017

Thundercat - Drunk (2017)


  Stephen Bruner, alias Thundercat, est un incroyable bassiste de jazz doublé d'un très bon chanteur. Je l'ai découvert en solo avec le superbe single "Tenfold" sur l'album Apocalypse en 2013, et depuis, que ce soit en solo, avec Kendrick Lamar, Flying Lotus ou d'autres, il n'a cessé de m'impressionner et de m'émouvoir. Mais malgré toutes ses réussites, je crois qu'on tient là avec Drunk son magnum opus (pour le moment), un vrai chef d'oeuvre entre jazz, pop, soul/funk, hip-hop/rnb et électronique. 

  Même la pochette est un chef d'oeuvre ! Cette photo de Bruner, prise alors qu'il était en train d'asphyxier dans une eau gelée (ces yeux injectés de sang!), est tellement belle, originale et puissante qu'on la croirait tirée d'un vieux classique du cinéma. C'est tellement rare d'aussi bonnes pochettes que ça méritait d'être souligné.

  Mais pour revenir sur la musique, j'aurais bien du mal à décrire la féerie de ce disque. Dès "Rabbit Ho", la courte intro (reprise en conclusion avec un côté musique de Zelda sur "DUI") avec ses bruits d'étang, son clavier baroque soutenu par une basse charnue et ce chant angélique, qui se conclut sur un bruit d'orage, on entend un truc aussi pur que les Isley Brothers, les Beatles, les Zombies et les Temptations. C'est dire. "Captain Stupido" enchaîne en mode jazz, soul et pop, guidé par une basse agile au jeu très personnel et une boîte à rythme rappelant les goûts japonais de Thundercat (avec une folie pop digne de Yellow Magic Orchestra), et son second degré (ronflement et... oui un bruit de pet). On le retrouvera sur les miaulements de "A Fan's Mail (Tron Song Suite II)" très bonne avec ses claviers façon Daft Punk sur "Something About Us" / "Voyager" (elles aussi avec un côté manga et jazz, vous voyez la boucle se boucler ?). Cf deux morceaux japonisants : "Tokyo" et "Jameel's Space Ride".

  Ah oui au fait, tous les morceaux sont très courts, très addictifs. "Uh Uh" et son croisement entre cool jazz, Zappa, YMO et soul psychédélique en est un parfait exemple, ce morceau est un bonbon acidulé qui rend complètement accro. De même pour la pastille "Bus In These Streets", une grande chanson pop bien écrite, très Todd Rundgren.

  Et tout est merveilleux, que ce soit dans une ambiance plus soul/rnb ("Lava Lamp", "Jehtro" qui passerait presque pour du Miguel, "3AM", "Drunk"), électrofunk nocturne ("Day & Night", "Walk On By" avec Kendrick Lamar, "I Am Crazy"), rap ("Drink Dat" avec Wiz Khalifa) ou jazz ("Blackkk", "Where I'm Going", ou "Inferno" et son côté prog). Et enfin le funk liquide, psychédélique  et jazzy de "The Turn Down" avec Pharrell Williams.

  Avec un mention spéciale pour le classieux soft rock - R&B de "Them Changes" et "Show You The Way" avec Michael McDonald (Steely Dan, Doobie Brothers) et Kenny Loggins. Et puis le fabuleux électro-funk de "Friend Zone", aussi bon que les meilleurs titres de Plastic Beach (Gorillaz). 

  Bref, l'album est dense mais les chansons sont courtes et percutantes, et l'ambiance cohérente de bout en bout. On a donc un grand plaisir à s'y perdre avec délice, comme une Alice tombée dans le terrier du lapin blanc, contemplant cet univers hallucinogène et halluciné, féérique et étrange, psychédélique et divin. Un vrai grand album qui prouve qu'on peut toujours faire de la musique hyper personnelle, hyper accessible et hyper bonne tout simplement en même temps, et que les puristes (en jazz ou ailleurs) ont toujours tort, que c'est dans le mélange et la nuance que s'épanouit le mieux une sensibilité artistique. Et qui peut ramener plein de monde vers le jazz. 

  Tout simplement un grand album, qui brasse large mais reste concentré sur sa vision artistique immaculée et personnelle, avec un vrai style propre à Thundercat et une grande sensibilité qui émeut à tous les coups. J'adore.


Alex

  

  

mercredi 12 avril 2017

Kendrick Lamar - HUMBLE (Clip, 2017)



  Ca fait longtemps qu'on n'avait pas parlé d'un clip, mais celui-là vaut le détour. La musique déjà, sur un beat assez commun mais efficace de Mike WiLL Made-It, Kendrick surpasse toute la concurrence sur leur terrain avec un flow incroyable. Et puis ce clip, fourmillant d'idées mais concentré sur sa vision, avec un jeu de cadrage incroyable et assez inédit.
Bluffant.

Alex


lundi 10 avril 2017

Alfa Mist- Antiphon (2017)





     Voici une magnifique pépite, toute fraîche du mois de mars et en provenance de Londres. A mi chemin entre le jazz, le hip-hop et la soul, elle est un témoin actuel de ce jazz urbain tirant ses prodiges d'une scène hip-hop, redécouvrant sa généalogie, aux origines de la black music. A l'instar de l'artiste Amp Live dont je vous parlais il y a de ça quelques mois.


     Le génial beat-maker et pianiste de l'est londonien n'en est pas à son coup d'essai, puisque cet album fait suite à un EP, Nocturne, sorti en 2015, lui plus orienté électronique. Sur ce premier LP, la démarche y est beaucoup plus instrumental et proche du format jazz. Très claires sur 7th October, seul morceau rappé, les influences hip-hop d'Alfa Mist ressurgissent alors dans la rythmicité de son jeu, donnant tout son cachet à ses morceaux. Mais contrairement à des albums comme Low End Theory de A Tribal Called Quest, samplant du jazz pour en faire du hip hop, la substance fondamentale de cet album est bien le jazz. Préférant alors inverser la logique, Alfa Mist joue ainsi du jazz pour évoquer du hip-hop. Il s'est donc largement entouré, laissant s'exprimer saxophone alto, trompette et guitare électrique, remplaçant les boîtes à rythmes pour une batterie et donnant toute sa place au piano. La soul y est aussi une grande inspiration dans ses compositions, comme sur les titres PotentialErrors, ou Breath dont la mélodicité y est plus marquée. C'est d'ailleurs cette alternance d'harmonieuses mélodies soul, tranchant avec des mélodies jazz beaucoup plus destructurées, qui donne tout son rythme à l'ensemble du 8 titres qui fonctionnent à merveille, nous captivant de bout en bout.


     
     C'est donc un magnifique album dont je vous conseils chaudement l'écoute, nous permettant de découvrir un jazz moderne et urbain, toujours prêt à nous surprendre et susciter notre excitation.

A écouter sur Deezer, Spotify, Soundcloud ou son Bandcamp.


Merci pour votre passage et votre lecture !


ETIENNE



samedi 8 avril 2017

Calvin Harris serait-il en train de redevenir bon ? (Slide & Heatstroke, 2017)



  Calvin Harris, c'est un cas d'école. Le mec débarque en 2007 de nulle part (après quelques remixes quand même) et sort I Created Disco, brillant album d'électro-pop bricolée avec des moyens rudimentaires mais soignée, efficace et inventive, tout droit sortie de son PC. Un vrai classique. Il se vautre en 2009 avec l'album suivant, qui contenait encore quelques bonnes chansons, traces survivantes de son génie, mais noyées dans une gelée EDM mainstream assez fadasse. Et depuis, plus rien, encéphalogramme plat. Pas du côté des meilleures ventes, qu'il truste régulièrement, mais du côté de la créativité et de la vie dans ses chansons, devenues génériques, prêtes à consommer et oubliables. Quel gâchis quand on réécoute son premier coup de maître. 



  Et en 2017 (10 ans plus tard!), on ressent enfin un frémissement chez Harris. D'abord avec "Slide". Certes, le morceau use de certains poncifs des tubes de l'été que nous absorbons sans fin : piano émouvant en intro, voix pitchées, et éléments tropical house qu'on nous ressert à la nausée. Mais ici, tout est maîtrisé, et dosé avec parcimonie. Et surtout, le son est chaud, soigné, même sur le fameux sample de piano inaugural. Et puis tout au long du titre, cette disco-pop de studio, tellement bien produite qu'elle transpire la soul discoïfiée d'Off The Wall de Michael Jackson. Et puis il a eu la bonne idée d'offrir le morceau au génie Frank Ocean, qui apporte une nouvelle dimension au morceau grâce à son charme pop iconoclaste et sa soul profonde et expérimentale. Le hip-hop roots des Migos achève de rendre ce morceau authentique, et mélodique à la fois (et moderne aussi grâce à l'autotune). Et puis rendons à César ce qui est à César : la prod est simple et laisse l'espace au chant, mais cette basse ronde, ces guitares étouffées et triturées, ces claps en échos.... Tout celà est très bon. Une vraie grande chanson pop, pas dans le sens Beatles du terme, mais dans le sens Michael Jackson / disco-pop / soft rock.... En bref, un tube imparable et intemporel. C'est un peu ce que les Daft Punk auraient pu faire de Random Access Memories si ils n'avaient pas eu cette fixette vintage (ceci s'applique au prochain morceau également), et c'est absolument brillant.




  Ce coup-là, on aurait pu penser qu'il ne serait qu'isolé, dû au seul génie de Frank Ocean (et Migos dans une moindre mesure) qui transcenderait le morceau. Mais c'était sous estimer Calvin Harris, qui a eu le bon goût de suivre ce morceau d'un "Heatstroke" tout aussi bon. Au passage, les artworks des deux singles sont très beaux et classes. Sur un tapis de claviers soul jazzy qu'on imagine joués par Pharrell Williams (ce qui est confirmé par les crédits), et avec de discrètes et élégantes percussions, Young Thug déroule son flow iconoclaste, utilisé ici comme chez Kanye West, dans un mode gospel/soul qui lui sied à merveille, comme un crooner soul de l'an 3000 (quelque part entre Al Green et Bobby Womack). Puis la basse fait son entrée, suivie du beat et des guitares, et là chanson se déploie dans toute sa luxuriance rétro-moderniste, avec même quelques percus reggae, un refrain aux choeurs jazzy by Pharrell himself, et un pont par une Ariana Grande très classe en diva néo-soul. C'est très moderne, c'est électronique, c'est hip-hop, mais c'est en même temps ce sommet de soul-pop intemporel... Là encore, l'utilisation très juste d'artistes avec un pied dans le mainstream et un vrai talent (Grande, Williams) et d'outsiders assez avant-gardistes dans leur genre (Thugger ici, Ocean sur "Slide"), associés à une prod ambitieuse, accessible et chaude porte ses fruits. 



  Bref, j'aurais jamais cru dire ça mais je suis hype pour le prochain Calvin Harris. Si tout est aussi bien foutu que sur ces deux titres, le gars va dominer toute la saison chaude, et ce sera mérité. Et si il pouvait renvoyer aux oubliettes de l'histoire tous les idiots utiles du genre type Bruno Mars, ça serait rendre un immense service à l'humanité. On peut avoir peur que l'exploit ne soit pas renouvelé sur une plus longue durée, mais Harris a prouvé qu'il savait faire des (enfin, un) album excellent de bout en bout, et qu'il était plein de surprises en ce moment. 
  Bravo à Calvin Harris, on avait des raisons de douter quand même (faut pas exagérer), mais il a toujours la flamme, chapeau !

Alex