Les aventures musicales de deux potes

Les aventures musicales de deux potes

vendredi 20 novembre 2015

La Playlist #5 - Dans les Oreilles d'Alexandre 2 (Octobre - Novembre 2015)

La Playlist #5
Dans les Oreilles d'Alexandre 2
(Octobre - Novembre 2015)

-Petite sélection des morceaux qui m'ont obsédés ces dernières semaines et qu'il faut que vous écoutiez-



Eagles Of Death Metal - Complexity
  Parce qu'il faut continuer de s'amuser, d'aller aux concerts, de boire des verres ou manger en terrasse (voire d'aller à un match de foot mais pour le coup ça me concerne moins). Et pour ce qui est du fun, le single issu du petit dernier des EODM est particulièrement recommandé. Bon vieux rock'n'roll avec une patine sonore très moderne, on pense notamment au superbe Right Thoughts, Right Words, Right Action des Franz Ferdinand pour le son chaud, la musique saccadée, rock, pop et second degré.


Orlane Paquin - Le Train de 10h03
  Dans la catégorie "chanson yéyé qui a marqué mon été", celle-ci se pose en reine, et m'obsède depuis lors. La musique est divine, toute en arrangements baroques, l'interprétation post-Bardot est délicieuse, et le texte parle avec malice d'une fille qui largue son loser de mec avec joie. Pour convaincre les plus difficiles, il faut savoir que ce titre a été produit par Michel Legrand et arrangé par Alain Goraguer, pour les Gainsbourophiles (d'ailleurs Orlane Paquin a joué dans le film La Horse, dont Gainsbourg a composé la BO). Exquis, à écouter absolument les amis.


A$AP Rocky - L$D
  Cette chanson aussi m'a pas mal obsédée.... Cette guitare qui introduit le morceau, ces basses...Ce chant... Sur ce point A$AP Rocky est un des rappeurs actuels avec l'organe le plus intéressant, que ce soit en rap ou en chant, son timbre chaud fait des merveilles. Cette ballade rnb est une merveille, c'est une chanson de crooner des années 50 revisitée, un blues propulsé en 2015, terriblement actuel et avec la beauté de l'intemporalité. Du côté du hiphop/rnb, on vit vraiment des jours fabuleux, c'est tout un langage musical qui se réinvente sous nos oreilles ébahies. Des chefs-d'œuvre comme cette chanson, j'en redemande !


The Arcs - Put a Flower in Your Pocket
  Dan Auerbach nous a pondu un nouveau superbe album, dont la plus belle perle est cette chanson. Belle à pleurer, cette chanson Northern Soul bâtie sur un sample de clavier déglinguée, avec son saxo saturé, son instrumentation et ses chœurs à pleurer, est d'une pureté inouïe. Et là encore, sonne moderne et intemporelle à la fois. Magnifique. 


Nao - Bad Blood
  Jeune chanteuse rnb plus que prometteuse, Nao nous a sorti sa plus belle chanson soul à ce jour. Là encore, totalement moderne. C'est ici que ça se passe, que ça bouge, que ça innove, que ça créé, que ça vit. Sur un instrumental  électronique, soul/funk & bluesy, la diva nous sort son chant le plus habité, voire mystique, pour notre plus grand bonheur. Et dire que certains trouvent l'actualité musicale terne ! Je vous l'ai dit, c'est du côté du rnb que ça se passe les amis.


Young Thug - Constantly Hating
  Et du côté du hiphop ça bouge aussi. Young Thug, souvent passionnant, qui s'éparpille aussi parfois, redéfinit à lui seul le paysage du hiphop. Cette mélopée africanisante regroupe le meilleur de ce dont il est capable. Sur une instru délicate et subtile, il nous susurre à l'oreille, il murmure, s'exclame, ricane, développe son flow élastique et inimitable. Pour un résultat absolument génial.


Future - Codeine Crazy
  Son concurrent direct, Future, le roi de l'autotune, a aussi pas mal tourné sur ma platine, notamment cette chanson, sa meilleure de loin. Pourtant on est proche d'une trap sans grande intérêt au niveau de certains éléments dans l'instrumental et le flow, mais il arrive à transformer ces éléments assez borderline niveau bon goût en or pur. Et ce, hors de toute convention, avec un refrain qui arrive seulement quelques secondes avant la 3e minute... Une vraie grande chanson, qui définit à elle seule tout un territoire sonore inexploré. Au final, une chanson immaculée, d'une pureté absolue, qui comme Nao, Young Thug, A$AP et les autres, nous présente un blues des temps moderne, post-808s &Heartbreaks. On vit une période musicale très excitante, je vous l'assure (au risque de me répéter).


Drake - Hotline Bling
  On retourne à du rnb plus classique et moins expérimental avec ce tube absolu de Drake, qui a pas mal retourné les Etats-Unis (tout le monde l'a reprise ou presque, gros classement Billboard). Et c'est mérité, très bonne chanson avec cet instru qui pétille et respire la joie de vivre, et ce chant attachant. Du bon Drake, qui au final excelle bien plus dans ce genre d'exercice que quand il se la joue gros dur, même si cette dernière option donne aussi d'intéressants résultats. Un énorme tube rnb, d'une bonne facture, donc succès critique, artistique et commercial, que demander de plus ?

Merci pour votre lecture et vos commentaires, et bonne écoute.
J'espère que vous aurez de belles surprises et ferez de belles découvertes !
A bientôt !


Alexandre

vendredi 13 novembre 2015

La Playlist #4 - Top 50 Nineties

 
  Suite à ce post (que vous vous devez d'aller voir) de mon ami El Norton du blog Last Stop?This Blog!, j'ai décidé de donner ma version de sa playlist de 50 de mes morceaux préférés des années 90. Mêmes règles que lui, une seule chanson par artiste ou groupe.
  Bien entendu cette liste résulte de mes goûts purement subjectifs et elle n'est pas complète. J'ai sans doute oublié beaucoup d'artistes que j'adore et beaucoup qui sont géniaux mais que je n'ai pas le plaisir de connaître. Et sans doute aussi certains autres géniaux que je n'ai pas la chance d'arriver à apprécier.
  J'espère juste que vous découvrirez certaines choses en piochant dans les noms qui vous sont inconnus, ou que vous pourrez trouver de l'intérêt dans mes choix de chansons, on en discute en commentaires si vous voulez.
Bonne écoute ;)
Bonus :


Merci pour votre lecture et vos commentaires, et à bientôt !
Alex


dimanche 25 octobre 2015

La Playlist #3 - Disco Punk

 
LA PLAYLIST #3
 
 
DISCO PUNK
 
 
  Bonjour à tous, et merci à vous de me lire malgré notre productivité quelque peu... disons aléatoire ces derniers mois. Mais vous savez ce que c'est, on n'a pas toujours le temps de faire ce que l'on veut.
 
  Je reviens donc sur le blog, avec  avec une série de playlists à thèmes. Le sujet de la première me vient de Jimmy Jimi de l'excellent blog Les Bruits Magiques que je vous invite à visiter d'urgence si vous êtes un mélomane (et que vous ne connaissez pas déjà.
 
 
Qu'est-ce que le Disco-Punk ?
 
  Je suis tombé sur une phrase dans sa chronique du dernier Richard Hawley (encore un disque absolument divin, le bonhomme est un tueur) "Combien d'albums de disco punk (rien que d’accoler ces deux mots me fait mal) avons-nous du subir ces dernières années ?"
 
  Question qui m'a turlupiné, moi qui apprécie certains artistes  régulièrement qualifiés de disco-punk.... Mais qui reconnais qu'on a subi un certain nombre de bouses assez mémorables (ou pas justement), classées aussi sous ce terme fourre-tout. Et qui ne regroupe pas que des trucs aussi caricaturaux que mon petit dessin d'illustration !
 
  La première chose à se demander c'est : qu'est-ce que le disco-punk ?
 
 
Des débuts difficiles : La campagne "Disco Sucks" 
affiliée aux amateurs de rock, punk... et aux intégristes religieux.
Souvent sur fond d'homophobie et de racisme...
 
 
Introduction & tentatives de définition(s)
 
On pourrait peut-être avancer une définition assez simple : une section rythmique inspirée du disco et sautillante voire dansante (on parle souvent aussi de dance punk), et des guitares tranchantes héritées du punk. Pas parfait, mais ça donne le point de départ.
 
  On va donc parler de deux approches contradictoires et complémentaires : on a d'un côté un aspect dansant appliqué à du rock / du punk, ce qui a tendance à rendre plus accessible un matériau de base plus agressif. Et d'un autre côté, on peut pervertir une musique dance au sens large (disco, électrofunk, électropop...) avec des aspects punks (guitares typiques mais aussi paroles, nihilisme, attitude, revendications, rythmes, production agressive...). Et tous les groupes dont on va parler se situent quelque part entre ces deux approches.
 
  Alors bien sûr, disco-punk c'est à la fois très vague et très précis, disons qu'on va parler au sens plus large de "dance-rock", de rock qui s'acoquine avec des musiques dansantes, ou l'inverse. Et ces définitions et classifications de groupes sont toutes personnelles, subjectives, contestables, et souvent inutiles.
  Dans le sens où, par définition, classer un artiste dans un genre musical.... ça sert à se repérer un peu mais c'est tout, c'est comme classer des chaussettes... Comment vous faites ? Par saison, taille, couleur, motif, préférence, ancienneté ? Le classement est par essence stupide et erroné, mais pratique pour donner quelques repères. C'est un prétexte à la discussion.
 
  Et pour que ce soit plus concret, je vais donner quelques exemples de ce qu'on pourrait appeler les origines du sous-genre, à dater de la fin des années 70 et de l'éclosion respective des 2 genres originels, et avancer chronologiquement jusqu'à nos jours.
 
 
Sparks
 
 
 
1) 75-77 : Le Glam rock, précurseur :
 
  Dès les années 50, le rock est une musique qui se danse avant tout. On voit après les excès du prog des années 70 un retour vers les rockers des années 50, le rockabilly, le cuir.... Mais aussi une musique beaucoup moins cérébrale et plus physique : le punk. Il n'est donc pas surprenant que les précurseurs du disco punk soient issus du glam rock, qui a préfiguré la vague punk. On peut prendre quelques exemples glam sautillants voire dansants comme :
 
 
 
 
Talking Heads 77
 
 
 
2) 77-79 : apogée du disco et du punk, première vague disco punk :
 
  Arrive ensuite la vague punk, tandis que du côté des musiques noires, la Philly Soul accouche du disco. Certains artistes, influencés d'un côté par le punk, de l'autre par le funk ou le disco, forment ce qu'on pourrait appeler une première vague disco punk :
 
 
 
  Ces artistes majeurs du punk et du post-punk utilisent des éléments du disco, du funk pour créer un hybride ayant à la fois  l'énergie, la folie et l'agressivité nihilisme de l'un, et la rythmique implacable et accrocheuse de l'autre. Rien de mieux pour faire passer un message fort que de l'enrober dans un emballage vendeur. C'est la recette imparable qu'ont notamment mis en œuvre les Gang Of Four, qu'on peut qualifier comme les parrains et principale référence esthétique du genre.
 
 
 
Gang Of Four - Entertainment ! l'album fondateur
 
 
 
3) 80 - 82 : Récupération du mouvement par la pop :
 
  Que ce soient les Stones en quête de renouveau, les Queen qui se retrouvent une identité nouvelle après le glam-rock, ou Bowie dans son processus créatif, beaucoup d'anciens des sixties et seventies adoptent des éléments disco-punk :
 
  Les punks se reconvertissant dans la new wave et la pop donnent aussi dans le genre, avec notamment le "Call Me" de Blondie qui est un bon marqueur du genre, côté pop plus que punk  :
 
 
  Pendant que des petits jeunes font leurs sauce dans leur coin en appliquant la bonne vieille recette à la grammaire post-punk :
 
 
  Et que la pop mainstream applique l'idée au hard FM :
 
 
 
 
Blondie - Call Me
Le groupe de pop issu du punk
produit par le roi du disco Moroder
 

 
 
4) 80 - 82 : Collisions Disco-Punk et Electro-Funk :
 
  N'omettons pas de parler des innovateurs de la black music qui ont croisé certains éléments disco-punk pour les croiser avec leur propre musique, pour des résultats souvent épatants et influents par la suite :
 
 
Si ça c'est pas une photo punk... (Prince)
 
 
 
 
5) 83 -90 : Electropop et dilution du mouvement :
 
  Le mouvement disco-punk se fait phagocyter par la pop et l'électropop / new wave notamment, et se dilue dans  ces mouvements progressivement. On oublie l'influence punk déjà bien diluée, et on n'en garde que quelques éléments sortis de leur contexte (dont le nihilisme et la noirceur pour certains), et on se concentre sur le côté dance. C'est un peu l'histoire du groupe New Order d'ailleurs :
 
 
 
New Order - The Perfect Kiss
 
 
 
 
6) 1990 - 2003 : Un début de renaissance :
 
  Les pionniers de Madchester et leurs héritiers de la britpop d'un côté reprennent l'idée de dance-rock avec une approche plus rock et moins électropop :
 
  De l'autre côté de l'Atlantique, l'indus combine des éléments issus du disco et de la new wave avec des éléments punk, dans approche originale :
 
 
  Et les scènes rave s'intéressent à la fois à des musiques plus extrêmes : rock, voire punk, et aussi au disco :
 
 
  Toutes ces démarches influencent le mainstream de façon importante, on peut citer par exemple :
 
 
  Le revival musical rock des années 70, s'enchaînant avec celui des années 80 et sous l'impulsion de ces scènes dance-rock permettent l'éclosion d'une seconde vague disco punk au début des années 2000.
 
 
The Rapture : Echoes, l'album phare
 
 
 
7) 2003 - 2004 : La seconde vague disco-punk :
 
  Les Gang Of Four étaient le groupe majeur de la première vague, les Rapture sont le groupe de la seconde, et leur album Echoes est le manifeste du genre, le Entertainment ! des années 2000.
 
 
Dans la même veine :
 
  On peut citer aussi Franz Ferdinant, grand héritier du post-punk sautillant et machine à danser et faire tomber les filles (et les garçons) :
 
 
 
Franz Ferdinand -Franz Ferdinand
 
 
 
8) 2004 - 2008 : Fractionnement du mouvement :
 
   Mais ces groupes se dissolvent ou changent de direction artistique, après avoir laissé un fort impact sur la pop de l'époque. On retrouve cette influence directe dans divers courants dance-rock. 
 
  Premièrement avec une approche plus électronique (DFA est un label clé du genre) :
 
  D'un autre côté on a toute une scène électro-rock psychédélique qui émerge sur ces cendres :
 
Of Montréal - Suffer For Fashion (2007) (même si ces derniers existaient avant les années 2000)
 
  On a des fidèles du genre original :
 
 
  Et des tarés géniaux qui s'en servent comme base pour déconstruire toute l'histoire de la pop et nous la resservir assaisonnée d'électronique façon Frankenstein cyborg :
 
 
 
Late Of The Pier - Fantasy Black Channel
 
 
 
9) 2004 - 2008 : Disco-punk maintream (et deuxième dilution dans la synthpop) :
 
  Plusieurs groupes à succès ont repris l'esthétique disco-punk en proposant une musique bien plus pop, et ont rencontré un succès commercial assez conséquent :
 
 
  Et le reviva eighties battant son plein, ces groupes à succès optèrent vite pour une musique plus synthpop. L'histoire se répète donc, et une nouvelle fois une forme de new wave à synthés avala tout cru un début de mouvement disco-punk.
 
Gossip
 
 
 
10) Depuis 2007 : Influences
 
  On note une certaine influence du mouvement sur de nombreux pans de la pop
 
  Sur une partie de la scène hiphop/rnb :
 
  Sur des groupes plus pop
 
 
  Ou plus rock :
 
  Ou bien encore plus électroniques :
 
 
Notons que beaucoup de groupes électro-rock ou électropop moins consensuels s'inspirent aussi de précurseurs issus du punk ou du post punk (Suicide, Soft Cell...).
 
  Et même chez des Français (c'est plutôt ténu quand même) :
 
  Et depuis, on ne compte plus les groupes influencés par une certaine forme de dance rock, piochant dans le disco, le punk, l'électro, la synthpop pour en ressortir des œuvres parfois grandioses :
 
 
La Femme
 
 
 
 
Conclusion
 
  Pour finir, on peut dire que le disco-punk.... Ben au final soit ça n'existe pas, soit ça n'est pas grand chose. Au sens strict quasiment aucun groupe ne combine les éléments des deux genres de façon parfaite. Il s'agit plutôt de gens qui se reconnaissent dans les esthétiques des deux musiques et en empruntent des éléments pour produire leur propre art, avec des proportions variables de chacune des deux.
 
  On peut donc tenter comme je viens de le faire de résumer ce terme un peu fourre-tout (et très marketing, il faut l'avouer) et ce qu'il englobe, et de faire un tour rapide des influences diverses exercées par ce mouvement qui n'en est pas un.
 
  Le disco-punk est un concept génial qui a donné des choses fabuleuses (Gang Of Four, Talking Heads, Rapture, Franz Ferdinand...) et beaucoup de rejetons abominables (insérerzle nom de votre choix ici et dans les commentaires).
 
  J'espère que cet article vous a plu, merci pour votre lecture !
N'hésitez pas à ajouter un commentaire sur votre ressenti par rapport au format ou au contenu de l'article.7
Merci beaucoup à tous les commentateurs, et à bientôt pour de nouvelles avantures.
 
 
Alexandre
 
 

mardi 2 juin 2015

David Bowie - A Better Future (Remix by Air)

Pochette de Heathen (David Bowie, 2002)
 
  Après vous avoir parlé d'une incursion réussie de Bowie dans l'électronique, permettez-moi de vous présenter une incursion de l'électronique dans Bowie.
  Blague à part, je vais vous parler du remix par Air de la chanson de David Bowie "A Better Future" sortie en 2002 sur l'album Heathen.
 
  Bon, je ne vais pas vous faire l'affront de vous présenter Bowie, génie absolu de la musique pop. Par contre, pour ceux qui sont passés à côté de Air, il vous faudra peut-être revenir sur vos écoutes. Car il s'agit bien d'un des groupes majeurs de ces 25 dernières années. Leur musique, entre Gainsbourg, ambient, électronique façon Kraftwerk ou de Roubaix et les orchestrations qui n'ont pas à rougir pas devant une BO de Morricone, est d'une richesse et d'une finesse inouïe.


Le groupe Air
 
  Air, alors au sommet après la sortie de chefs-d'œuvre comme Moon SafariVirgin Suicides et 10 000 Hz Legend, ont participé aux bonus de l'album Heathen de Bowie en le gratifiant d'un remix de leur cru. Autant le dire tout de suite, la version de Air est le meilleur bonus de ce disque (et sûrement un des meilleurs remixes que je connaisse) et, malgré toute mon admiration pour Bowie, explose largement l'originale. Cette dernière est une agréable chanson pop rythmée et parsemée d'électronique.
 
  Le remix, quand à lui, est intense. Sur un fond musical électronique, froid et clinique (inquiétant aussi) la voix de Bowie se fait plus grave, rehaussée par moments d'un vocodeur distillant là aussi très bien une atmosphère inquiétante. Les chœurs et la voix sont merveilleusement mis en valeur, l'ambiance est paranoïaque, on croirait la BO d'un film de SF en pleine dystopie. Alors que Bowie implore, se désespère, se lamente, la musique s'intensifie.
 
  Des moments d'accalmie surviennent quand une orchestration plus organique fait son apparition et permettent de dynamiser ce remix et de le propulser vers les sommets, jusqu'à un solo de guitare final au son typique de Air qui va achever ce remix en beauté.
 
Magnifique.
 
 
Merci pour votre lecture et vos commentaires et à bientôt !
 
Alex