Les aventures musicales de deux potes

Les aventures musicales de deux potes
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samedi 18 juin 2016

Frank Zappa & The Mothers Of Invention - Freak Out! (1966)


    Freak Out!, sorti en 1966, est le premier album de Frank Zappa et ses Mothers Of Invention, et un excellent point d'entrée dans la discographie touffue du jazz-rockeur fou.

  Ca commence tout feu tout fuzz avec "Hungry Freaks, Daddy". Sur une musique magnifiquement rock sixties, ce chant décalé et ce vibraphone (ainsi que le kazoo au milieu du morceau) donnent le ton : les Mothers font de la bonne musique et la prennent au sérieux, mais eux-même savent faire preuve d'une énorme dose de dérision, qui sert souvent de critique assez virulente de la société américaine. 

  Musicalement, ce disque est très riche, comme le prouve le second morceau, "I Ain't Got No Heart" qui oscille entre folk/rock et influences Rythm&Blues.     Il pose aussi certaines bases d'un psychédélisme un peu à part, celui qui est déjanté et critique, avec des morceaux comme "Who Are The Brain Police", trippant, cauchemardesque et cartoonesque à la fois. Bon, desfois l'expérimentation, c'est un peu long comme sur le final du disque : "Help, I'm A Rock", interlude psyché un peu longuet et sans beaucoup d'intérêt puis "It Can't Happen Here" et "The Return Of The Son of Monster Magnet", du même acabit. Mais c'est le revers de la médaille, et ça ne suffit pas à gâcher ce grand disque.


  Un de mes petits plaisirs sur ce disque est la parodie de Doo-Wop (genre que Zappa adore plus que tout, à raison) qu'est "Go Cry On Somebody Else's Shoulder", qui est au moins aussi hilarant que son titre est cruel (et drôle, pour une chanson d'amour), avec ce texte et ce chant... d'une délicieuse ironie.

  "Motherly Love" est un autre excellent morceau de rock psychédélique sauvage, avec encore une fois un son à tomber par terre. Bon sang, on ne le répétera jamais assez mais les Mothers sonnaient foutrement divinement bien ! Ecoutez moi-ça, n'importe quel producteur mourrait pour sonner comme ça. Ce disque est également une mine pour sampler, à vérifier si ça a été fait ou pas. De même "I'm Not Satisfied" et "Trouble Every Day" sont de très bons rocks.



  "How Could I Be Such A Fool", est sur la forme une ballade romantique assez magnifique, avec cuivres quasi mariachi, et une tension vraiment prenante, un autre morceau excellentissime. Un des gros points forts du disque. La même chose sera retentée, en plus Rythm&Blues, sur "You Didn't Try To Call Me", avec un peu moins de succès mais pour un excellent résultat tout de même.

  "Wowie Zowie" quand à elle est un bon morceau de pop bubblegum aux paroles encore une fois rigolardes (et au titre qui évoquera beaucoup aux fans de Pavement). De même, "Anyway The Wind Blows" est un superbe single pop très Beatles des débuts (mais ne le dites pas à Zappa il abhorre ce groupe). "You're Probably Wondering Why I'm Here" prend quand à elle la tangente et invente une pop oblique, aussi collante que décalée (encore et toujours ce kazoo !). 



  Bref, un album très dense (15 titres, 1 heure) et varié, avec d'excellentes chansons, un esprit unique, et un son de dingue. Un classique sixties à (re)découvrir d'urgence ici. Et comme je l'ai dit, un album qui permettra aux novices en Zappa de se familiariser avec la musique du moustachu et de sa bande de freaks déglingués, et d'aborder sa dense, riche et fantastique discographie. Et mention très bien pour la magnifique pochette tant qu'on y est !

Merci pour votre lecture et vos commentaire !

Alexandre

dimanche 2 février 2014

Toilet Room ( Concept )


     Vous connaissez surement le concept Boiler Room qui consiste en un Dj set filmé face à l'artiste, avec des spectateurs dans son dos, le tout étant retransmis en direct sur le web. Créé en 2010 il est très en vogue en ce moment et se propage un peu partout dans le monde électro, où tous les plus grands y sont passés : Kerri Chandler, Carl Cox, Disclosure ou ici Laurent Garnier



     Et bien des Australiens basés à Sydney réinventent le concept avec un humour fou, pour un Dj set dans vos toilettes ! La House music n'aura jamais aussi bien porté son nom. 

Une petite démonstration avec le Dj anglais Paleman :


Pour plus d'infos : https://www.facebook.com/t0iletroom


  1. Etienne

mardi 21 janvier 2014

MGMT - Your Life Is A Lie (Clip)

 
 
  La chanson est extraite du dernier album de MGMT, sobrement intitulé MGMT, et sorti en 2013. Pour résumer, on a là un clip totalement barré, à la fois arty et ultra-drôle, bourré de trouvailles visuelles et de gags. Il illustre parfaitement et par l'absurde le propos de la chanson, sans le mettre en scène de façon trop littérale et premier degré. Si vous voulez réfléchir sur le sens de votre vie, l'aliénation de l'Homme et l'emprise de la société sur lui, la place de l'Homme dans l'univers et autres joyeusetés, tout en regardant un des clips les plus drôles et futés que je connaisse, c'est chez MGMT que ça se passe !
 
 
ALEXANDRE

vendredi 17 janvier 2014

Philippe Katerine - Sexy Cool (Clip & Chanson)

 
  Je démarre un petit cycle "clips" pour les prochains jours, et je vais commencer par un de mes clips favoris de l'an passé, celui de "Sexy Cool", de Philippe Katerine.
 
  Pour parler de la chanson, c'est un gros plaisir (non coupable) pour ma part, une des chansons que j'ai le plus écoutées en 2013 (eh ouais). Bien sûr, tout le monde (et moi compris) regrette la période durant laquelle ce fils spirituel de Gainsbourg nous sortait des albums merveilleux d'une classe folle. Période qui s'est achevée depuis le succès incroyable de Robots Après Tout et des singles "VIP", et surtout "Louxor J'adore". Pourtant, même si on a clairement perdu en qualité, et sans doute en profondeur, il serait dommage de négliger la "deuxième carrière" de Katerine, son passage Gainsbarre en quelque sorte, dont on ne sait pas si ce n'est qu'une vaste blague dont il va se défaire, ou un réel choix artistique qui tiendra sur le long terme. Car très clairement, j'entends dans les chansons - comptines absurdes de Katerine une certaine profondeur qu'on refuse souvent de lui accorder.
 
  Celle-ci repose sur une instrumentation qui consiste en un remix discoïde, offert par Sébastian Akchoté, a.k.a. SebastiAn, DJ made in Ed Banger. Plus qu'efficace ! A la fois dansant, pop, ultra-accessible, mais en même temps mélancolique. Le côté presque lancinant de la musique et l'écho sur la voix donnent en effet une profondeur presque désespérée à ce morceau d'apparence légère. A mes oreilles en tous cas.
 
  Pour parler du clip, je n'ai pas grand chose à dire, il parle de lui-même. Bourré de gimmicks visuels à la fois kitchs et "what the fuck", chaque plan est une merveille de millième degré, et il est parfaitement bien calé avec la musique. Il y a même une magnifique chorégraphie dedans. Je vous laisse savourer.
 
Pour voir le clip, ça se passe ici
 
Et pour voir un clip non-officiel de la chanson "Efféminé" fait par des types tellement bourrés de talent que même Katerine a partagé leur vidéo, c'est .
 
 
 
 
ALEXANDRE


dimanche 8 décembre 2013

The Simpsons - Dr Zaius Dr. Zaius (Reprise de Rock Me Amadeus de Falco)

 
 
 
  Aujourd'hui, c'est sous forme de clin d'œil que je vais vous présenter cette reprise-parodie. La chanson originale est la célèbre Rock Me Amadeus, du chanteur autrichien Falco, improbable numéro 1 du hit parade américain en 1985. J'ai découvert ce chanteur grâce à arte il y a bien longtemps maintenant, le temps d'un summer of the eighties très intéressant (les summer of... de l'été sont toujours très riches, je vous les conseille vivement).
 
 
  Alors certes, c'est cheesy à souhait, mais c'est tellement efficace que pour moi ça fonctionne très bien. A noter que Falco, avec son chanter-parler, ses hoquets presleysiens, et sa musique electro-funk, est presque considéré comme un précurseur du rap "blanc" (et autrichien de surcroit !).
 
Voici l'originale :
 
 
 
  Maintenant, la reprise. Enfin, si on peut parler ainsi. Je veux en fait vous présenter un court extrait d'un épisode des Simpsons (Un poisson nommé Selma, saison 7 épisode 19, en 1996) reprenant à son compte cette chanson, entre autres, dans une version Broadway de la célèbre Planète des Singes. Le contexte : le comédien raté Troy McClure, pour sauver sa carrière suite à une révélation sur sa dérangeante attirance pour les poissons (les Simpsons, hein). Il va donc contracter un faux mariage avec l'horrible belle sœur d'Homer, Selma, pour échapper à la ringardise. Ce qui va fonctionner : il est embauché pour la version comédie musicale à gros succès de La Planète des Singes.
 

 
  Et c'est de cette scène dont je voulais vous parler. Je ne vais pas la décrire longuement, regardez-là, et c'est tout. Mais sous couvert de parodier les gros succès de Broadway, avec tous leurs clichés, la scène et l'épisode entier font preuve d'un regard acerbe sur le showbiz américain dans toute sa splendeur. Une critique acide et grinçante des succès préfabriqués de l'hypocrite industrie  du divertissement made in USA, qui me fait mourir de rire à chaque fois. Et qui est drôle au premier degré aussi, ce qui est toujours un excellent point. Le texte de la comédie musicale est une petite merveille qu'on appréciera d'autant plus si on a vu le film avec Charlton Heston, voire la série télévisée, ou même une version plus récente de la Planète des Singes.
 
 
  Sans vouloir faire de passéisme parce que je déteste ça, c'était quand les Simpsons avaient encore des choses à dire, et avant qu'ils ne tournent en rond et ne s'enferment dans leur propre caricature. Ce qui est malheureusement le cas de toute série après un certain temps (hein How I Met Your Mother?).
 
A voir ici :
 
 
 
ALEXANDRE